OM : Le forfait de Gouiri avec l’Algérie a changé le destin des Fennecs

Photo of author

Aricle écrit par Maxime Nauzit

Et si chaque blessure avait ses conséquences insoupçonnées ? Celle d’Amine Gouiri, buteur talentueux de l’OM, a bouleversé l’équilibre d’une sélection algérienne déjà qualifiée pour la Coupe du Monde 2026. Retour sur un tournant majeur qui pourrait avoir changé l’histoire pour les Fennecs… et indirectement servi leurs ambitions africaines.

Un choc face à l’Ouganda : le tournant du forfait

Le 12 octobre 2025, l’Algérie dispute un match de qualification contre l’Ouganda dans un contexte détendu : les Fennecs ont déjà composté leur billet pour le Mondial 2026. Mais une fin de match brutale va écrire un tout autre scénario. Amine Gouiri, attaquant clé de l’Olympique de Marseille, est victime d’un tacle violent du gardien ougandais Salim Maggula et doit immédiatement quitter ses coéquipiers, blessure grave à la clé. Résultat : plusieurs semaines d’indisponibilité et une Coupe d’Afrique des Nations qui s’envole.

Une vraie perte pour les Fennecs, mais aussi pour l’OM, engagé cette saison 2025-2026 dans une course intense pour retrouver la Ligue des Champions. Dans un secteur offensif déjà fragilisé par les contre-performances de Vitinha et la lente intégration de Joaquín Correa, l’absence de Gouiri a pesé lourd. Et pendant que le PSG empilait les buts avec Mbappé et Ramos, l’OM a dû bricoler sans son fer de lance algérien.

Boulbina, héros inattendu d’une CAN épique

Privé de Gouiri pour la CAN, le sélectionneur Vladimir Petkovic fait un pari audacieux en convoquant Adil Boulbina, un jeune talent peu connu évoluant alors à Al-Duhail SC au Qatar. Ce choix, loin d’être salué à l’unanimité au départ, va pourtant s’avérer décisif.

Entré en cours de prolongation lors du 8e de finale face à la RDC, Boulbina inscrit un but somptueux, scellant la qualification de l’Algérie pour les quarts de finale dans une compétition où elle n’était pas forcément favorite. Une performance saluée par la presse algérienne et internationale, qui voit déjà en lui un futur leader technique.

Sans le forfait d’Amine Gouiri, ce scénario aurait-il été envisageable ? Impossible à dire avec certitude. Mais Boulbina a pris la lumière que d’autres attendaient. Une opportunité née d’un malheur.

Conséquences pour l’OM en Ligue 1 et en Europe

Du côté de Marseille, le retour progressif de Gouiri dès février 2026 n’a pas suffi à combler le retard accumulé durant sa convalescence. Dans un championnat plus disputé que jamais, où Paris continue d’imposer sa loi, l’OM lutte dans le peloton pour une qualification européenne. En Ligue Europa, les absences offensives ont pesé lors des joutes face à des formations allemandes plus expérimentées.

Le staff marseillais, sous la direction de Roberto De Zerbi, a cependant su tirer des leçons : plus de profondeur de banc est désormais réclamée au mercato estival, avec un œil attentif sur les profils polyvalents capables de compenser les défections de longue durée, comme l’a démontré le cas Gouiri.

Un « effet papillon » qui dépasse les frontières

Ce forfait aura donc eu des répercussions multiples : sur l’OM, privé de sa principale arme offensive en pleine période charnière ; sur l’Algérie, galvanisée par l’éclosion de Boulbina ; et sur le football africain, qui tient peut-être une nouvelle étoile montante. Côté PSG, les regards se sont aussi tournés vers cette CAN, où plusieurs internationaux du club de la capitale brillaient.

Au final, cette blessure symbolise la fragilité de chaque plan, aussi bien établi soit-il. Et pour Marseille comme pour l’Algérie, elle aura redessiné des trajectoires que personne n’aurait pu prédire.

Laisser un commentaire