OM : Mercato 2025, les pistes algériennes Abdelli et Hadj Moussa dans une impasse stratégique

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Alors que l’Olympique de Marseille attaque la deuxième partie de la saison 2025-2026 avec des ambitions revues à la hausse, le club phocéen peine à concrétiser plusieurs dossiers clefs du mercato hivernal. Parmi eux, ceux d’Himad Abdelli et d’Anis Hadj Moussa, deux internationaux algériens identifiés pour renforcer un effectif en quête de profondeur. Mais les obstacles s’accumulent, mettant à rude épreuve la stratégie marseillaise.

Abdelli, un dossier miné par l’intransigeance d’Angers

Milieu de terrain fiable et technique, Himad Abdelli (26 ans) évolue actuellement à Angers, en Ligue 2. Malgré une situation contractuelle favorable – libre en juin 2026 –, la cellule de recrutement de l’OM n’a pas réussi à faire plier le SCO. Selon RMC Sport, une offre de 2 millions d’euros assortie de bonus et d’un pourcentage à la revente a été refusée. Angers reste ferme : ce sera 4 millions, ou rien.

L’Olympique de Marseille avait pourtant pris les devants, trouvant un accord contractuel avec Abdelli pour un bail de cinq ans. Cette entente personnelle confirmait l’attraction du projet marseillais envers les talents nord-africains… mais aussi ses limites financières. Difficile en effet de justifier une surenchère sur un joueur bientôt libre, même si son profil polyvalent et son quotient technique répondent pleinement aux besoins du milieu marseillais, qui manque cruellement de créativité depuis le départ de Veretout au Qatar.

Cette posture ferme d’Angers s’explique aussi par un contexte interne : la vente éventuelle de Sidiki Chérif oblige le SCO à rester compétitif sportivement. Le club envisage à cette fin le prêt incertain de Neal Maupay, ce qui complique davantage les négociations pour Abdelli.

Anis Hadj Moussa, une pépite convoitée par Chelsea et Al-Hilal

Sur le front de l’attaque, le cas d’Anis Hadj Moussa devient presque symbolique des limites du projet marseillais face au poids des géants européens et du Golfe. Âgé de 23 ans, évoluant à Feyenoord, Hadj Moussa avait affiché une volonté claire de rallier la Commanderie, lui qui vit mal sa relation avec son entraîneur, Robin van Persie. L’OM y avait vu une porte ouverte pour séduire un ailier rapide, technique et capable d’apporter une vraie alternative à Mason Greenwood dans le onze de départ.

Mais selon les dernières informations de FootMercato, le joueur et son entourage discutent désormais avec Chelsea et Al-Hilal. Deux puissances financièrement hors de portée du club marseillais, même après la belle vente estivale de Robinho Vaz à l’AS Roma. Le club phocéen espérait miser sur l’instabilité du joueur pour forcer un transfert, mais la montée des enchères a refroidi les ambitions olympiennes.

Autre variable d’importance : le timing. Hadj Moussa, tout juste revenu de la CAN 2025, semble vouloir prendre le temps. Avec la perspective du Mondial 2026, le joueur ne souhaite pas se précipiter vers un projet risqué sportivement. À ce jeu d’attente, l’OM n’est clairement pas favori.

Une stratégie maghrébine à double tranchant pour Marseille

Le club marseillais, historiquement tourné vers la Méditerranée, tente depuis plusieurs mercatos de réactiver sa filière algérienne. Sportivement, cela peut s’avérer payant dans un système qui valorise l’explosivité et la technique. Toutefois, cette stratégie se heurte aux réalités du marché : les clubs vendeurs connaissent la popularité de l’OM chez les joueurs maghrébins et en profitent pour faire grimper les prix.

Face à un PSG toujours plus structuré et puissant, notamment dans son approche méthodique du recrutement, Marseille fait ici preuve d’un manque de projection. Quand Paris sécurise depuis un an les profils clés de sa refonte (Carlos Soler, Loïc Badé, Asensio repositionné, etc.), l’OM semble coincé dans des cercles d’éternels paris ou de négociations inflammables. Un vrai contraste entre la rigueur parisienne et la versatilité marseillaise, dans une Ligue 1 où chaque détail compte à l’approche du sprint final.

En conclusion, les pistes Abdelli et Hadj Moussa illustrent à merveille les limites actuelles du projet marseillais : des ambitions justifiées, mais des moyens et une gestion encore trop dépendants des imprévus. Si la direction ne parvient pas à débloquer au moins l’un de ces dossiers, la seconde moitié de saison 2025-2026 pourrait vite devenir plus ardue que prévu, notamment face à des concurrents directs comme Nice, Rennes… et bien sûr le PSG.

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