La Coupe d’Europe ne pardonne rien, surtout dans un Vélodrome chauffé à blanc. Lors de la lourde défaite 3-0 de l’Olympique de Marseille face à Liverpool en phase de groupes de Ligue Europa 2025-2026, un homme a cristallisé toutes les critiques : Leonardo Balerdi. Et c’est une voix légendaire du club qui a enfoncé le clou avec une sortie fracassante qui secoue déjà les couloirs du centre RLD.
Une sortie cinglante signée Éric Di Meco
Consultant pour RMC Sport et ancien défenseur de l’OM dans les grandes années 90, Éric Di Meco n’a pas mâché ses mots après la contre-performance phocéenne. L’ancien latéral a violemment remis en cause l’attitude de certains joueurs, pointant nommément Leonardo Balerdi comme symbole des insuffisances collectives. Sa déclaration, sur les ondes de RMC, fait l’effet d’une bombe dans un club à la mèche déjà courte après un début de saison contrasté.
« Comment est-ce possible, dans un match de Coupe d’Europe, que le libéro – en l’occurrence Balerdi – prenne le ballon dans ses 18 mètres et regarde pendant dix minutes à qui il faut la donner ? », s’emporte Di Meco. Au-delà du constat d’un manque de dynamisme, c’est la lenteur des relances et l’absence d’agressivité qui inquiètent l’ancien joueur. Dans un match où l’OM devait répondre présent face à un Liverpool remanié mais toujours dangereux, l’apathie des Marseillais a sauté aux yeux… et pas seulement à ceux des supporters.
Une équipe sans rythme et un Balerdi isolé
La critique de Di Meco ne se limite pas à un cas individuel. L’ex-international tricolore dénonce une faillite globale : « Il y a trois défenseurs centraux, dont un qui ne sert à rien ; il n’y a personne au milieu pour mettre du rythme ». Des propos cruels, mais qui trahissent une réalité dérangeante : l’OM de Roberto De Zerbi n’a pas encore trouvé l’équilibre entre ses ambitions offensives et la solidité nécessaire en Europe.
Cette défaite tombe mal. Après des succès précieux contre Newcastle et l’Union Saint-Gilloise, l’OM avait l’occasion de s’assurer un avenir européen confortable. Au lieu de cela, les Olympiens devront obtenir leur qualification en barrage sur le terrain glacial du Club Bruges, un match piège par excellence.
Quelle suite pour Balerdi et l’OM ?
À l’heure où les ambitions marseillaises s’intensifient, que ce soit en championnat ou sur la scène continentale, la tension monte autour de certains cadres. Leonardo Balerdi, déjà ciblé par les critiques au fil des saisons, voit son avenir de nouveau scruté à la loupe. Recruté en 2020, le défenseur argentin peine toujours à convaincre dans les grands matchs, un contraste frappant avec les attentes élevées du côté du Vieux-Port.
Dans un contexte où le PSG, éternel rival, semble avoir trouvé sa stabilité défensive avec Marquinhos et Skriniar, la comparaison est cruelle. Le Classique ne se joue pas qu’en tribunes : il se construit saison après saison dans la gestion des effectifs et des ambitions. Alors que Paris aligne les prestations solides en Ligue des Champions, Marseille doit se battre pour sa survie en Ligue Europa. Une dynamique qui ne manquera pas d’inspirer les débats à l’approche du choc au Vélodrome dans quelques semaines.
Enjeux pour l’OM en cette deuxième moitié de saison
L’avenir proche de Balerdi, comme celui de plusieurs coéquipiers en manque de repères, s’écrira sous haute tension. De Zerbi doit vite trouver les ajustements nécessaires pour éviter que cette seconde partie de saison ne tourne à la déception. Entre Ligue 1, coupe nationale et Ligue Europa (pour peu que la qualification soit assurée), les Olympiens n’ont plus droit à l’erreur.
Et dans cette quête de rédemption, chaque maillon compte. La patience des supporters s’effrite, et celle des ex-légendes du club laisse place à une franchise corrosive. À l’OM, on ne badine pas avec l’identité du maillot. Et Balerdi, s’il veut continuer à le porter, va devoir faire bien plus que « regarder pendant dix minutes » où passe le ballon.