Roberto De Zerbi est aujourd’hui un entraîneur respecté, notamment depuis son arrivée à l’OM, mais sa carrière de joueur n’a jamais réellement décollé. Retour sur les raisons qui l’ont empêché de s’imposer au plus haut niveau.
Un talent prometteur, mais des limites physiques handicapantes
Issu de la région de Brescia, en Italie, Roberto De Zerbi fait rapidement parler de lui dans son quartier avant d’attirer l’attention du Milan AC à la fin des années 90. Milieu offensif talentueux, il semble promis à un bel avenir dans l’élite du football italien. Pourtant, les blessures vont rapidement freiner sa progression.
Son ancien coéquipier Massimo Maccarone raconte dans L’Équipe combien De Zerbi était travailleur mais limité physiquement. « Robi s’entraînait presque trop, il charbonnait tous les étés. Mais au fond, il savait qu’il était un bon joueur de Serie B », confie-t-il. Une déclaration qui en dit long sur les difficultés auxquelles a été confronté l’actuel coach de l’OM.
Seulement trois matchs en Serie A
Malgré son talent, Roberto De Zerbi n’a disputé que trois matchs en Serie A, une statistique qui illustre bien ses difficultés à s’imposer parmi l’élite. La concurrence au Milan AC était féroce, et ses blessures à répétition l’empêchaient d’atteindre son plein potentiel. Même Maccarone, qui le décrit comme « un petit génie », reconnaît que ses soucis physiques ont été un frein majeur.
Face à ces obstacles, De Zerbi a dû se réinventer. Après avoir navigué dans les divisions inférieures italiennes, il a fait un choix radical : celui d’embrasser une carrière d’entraîneur. En 2013, il déclarait : « Je dois devenir entraîneur, parce que c’est la seule chose que je sais faire. » Un pari qui s’est avéré payant, puisqu’il est aujourd’hui reconnu pour son travail sur les bancs de touche.
Un destin qui s’accomplit sur les bancs de touche
Si sa carrière de joueur n’a jamais atteint les sommets espérés, Roberto De Zerbi s’impose désormais comme l’un des entraîneurs les plus en vue du championnat français. Avec sa philosophie de jeu offensive et sa capacité à maximiser le potentiel de ses joueurs, il entend bien marquer de son empreinte son passage à l’Olympique de Marseille. Le PSG, qui le retrouvera lors du Classique, devra se méfier de ce technicien passionné et exigeant.
En définitive, De Zerbi est la preuve que si certains joueurs ratent leur carrière sur le terrain, ils peuvent se révéler brillants sur le banc. Son intelligence tactique et sa vision du jeu font aujourd’hui de lui un entraîneur respecté, bien loin des galères de ses années de joueur.