L’Olympique de Marseille accélère son mercato estival 2025-2026 avec un départ attendu : Ismaël Koné quitte enfin la cité phocéenne. Et ironie du sort, c’est vers l’un des anciens clubs de Roberto De Zerbi que le milieu canadien s’apprête à rebondir. Une opération doublement bénéfique pour l’OM, à la fois sur le plan financier et stratégique.
Un flop qui pèse lourd dans les plans de De Zerbi
Recruté en 2024 pour 12 millions d’euros en provenance de Watford, Ismaël Koné incarnait la nouvelle dynamique voulue par Roberto De Zerbi. Jeune, technique, capable de se projeter : sur le papier, il avait tout du parfait soldat pour le jeu exigeant du technicien italien. Mais la réalité était toute autre.
Dès ses premiers mois à l’OM, Koné a peiné à comprendre les rouages du système de jeu de « RDZ ». Un jeu positionnel basé sur la possession et le déséquilibre contrôlé. Trop timide dans les transitions, imprécis sous pression, et peu tranchant à la récupération, le Canadien de 23 ans n’a jamais répondu aux attentes. Prêté à Rennes en janvier 2025, il n’a pas plus convaincu en Bretagne.
Face à ce fiasco sportif, la direction marseillaise n’avait d’autre choix que de s’en séparer, d’autant que son profil ne cadrait plus du tout avec l’identité de jeu que De Zerbi s’évertue à enraciner à l’OM cette saison.
Sassuolo, ancien club de De Zerbi, tend la main
Le salut est venu d’Italie. Selon les informations de Foot Mercato, Sassuolo – promu en Serie A cette saison – a trouvé un terrain d’entente avec Marseille pour un prêt payant de 2,5 millions d’euros et une option d’achat obligatoire à 10 millions en cas de maintien. Koné devrait passer sa visite médicale ce week-end.
Ce deal, loin d’être anodin, est un clin d’œil au passé de De Zerbi. Le coach marseillais doit en partie sa renommée à son passage remarqué sur le banc de Sassuolo entre 2018 et 2021. Durant ces années, il y a imposé sa patte tactique, valorisé des profils techniques comme Locatelli ou Boga, et prouvé sa capacité à faire progresser une équipe modeste avec des moyens limités.
Bien que RDZ n’ait plus de rôle actif dans la stratégie du club italien, ses liens avec Sassuolo restent forts. Il faut croire que son aura a facilité la transaction, permettant ainsi à Marseille de se délester d’un échec sans trop de casse financière. On ne serait pas surpris que ses anciens réseaux transalpins aient été activés pour faciliter ce deal.
Vers un mercato plus ambitieux pour l’OM
Ce départ, s’il se confirme, représentera un véritable coup de souffle pour la direction marseillaise. Avec une profondeur d’effectif plus claire, Pablo Longoria et Mehdi Benatia (directeur sportif depuis début 2025) peuvent réaffirmer leur politique de recrutement ciblé. Le départ de Koné libère non seulement une place dans l’effectif, mais également de la marge pour d’autres postes jugés prioritaires : un ailier percutant, un latéral droit offensif, et pourquoi pas un renfort d’expérience en attaque en vue de la Ligue des champions 2025-2026.
Par ailleurs, ce mouvement valide la stratégie du club de ne plus s’embourber avec les indésirables, pratique trop souvent reprochée dans les mercatos précédents. Cela contraste avec la situation parfois vécue par le PSG, embouteillé par des joueurs hors des plans comme ce fut le cas de Julian Draxler ou Layvin Kurzawa durant plusieurs saisons.
Un symbole du pragmatisme marseillais
Ce transfert potentiellement réussi relance également le débat sur la gestion des échecs de recrutement. L’OM montre ici qu’un flop peut avoir une issue favorable quand il est traité avec pragmatisme, réseau et anticipation. Si Sassuolo maintient sa place en Serie A, Marseille pourrait même récupérer plus que sa mise initiale.
Ce type de gestion est d’autant plus crucial que l’OM s’apprête à affronter une saison dense, entre championnat, Ligue des champions et Coupe de France. Dans une rivalité permanente avec le PSG, chaque euro et chaque choix comptent. Et sur ce dossier Koné, Marseille semble avoir joué juste.
La prochaine étape du mercato ? Un ailier de renom pour concurrencer Adam Ounas, et un défenseur central supplémentaire pour renforcer la rotation. Une chose est sûre : avec les départs comme celui de Koné, l’Olympique de Marseille affûte sa cohérence tactique tout en rendant hommage involontairement à l’histoire de son coach italien.