Le PSG, pourtant habitué aux remous médiatiques, se retrouve une nouvelle fois sous le feu des projecteurs. Cette fois, c’est l’ancien international français Mathieu Valbuena qui a déclenché une réaction en chaîne après des déclarations polémiques de Véronique Rabiot dans l’émission « Complément d’enquête » diffusée jeudi soir sur France 2. De la gestion de l’image des proches de joueurs au poids grandissant de Nasser Al-Khelaïfi, Valbuena ne mâche pas ses mots et soulève des questions cruciales sur l’influence et la communication au sein du Paris Saint-Germain.
Une comparaison mal digérée par Véronique Rabiot
Jeudi soir, Véronique Rabiot, mère et conseillère d’Adrien Rabiot, s’est vivement agacée dans « Complément d’enquête » lorsqu’un parallèle a été fait entre la situation qu’elle et son fils ont vécue avec les supporters du PSG, et l’accueil glacial réservé à Mathieu Valbuena lorsqu’il est revenu au Vélodrome en 2015. À l’époque, une poupée à son effigie avait été pendue dans les tribunes marseillaises, un acte qui avait choqué l’opinion publique.
La réaction de Véronique Rabiot (« Ah ouais, non mais là vous exagérez… ») a visiblement froissé Valbuena. Invité de RMC le lendemain, « Petit Vélo » s’est dit « très surpris » de l’angle de défense adopté par la mère du joueur de la Juve. Pour lui, elle a évité le sujet pour ne pas se mettre à dos les supporters marseillais. « Tu sais très bien dans quel média tu vas, assume toutes les questions ou alors tu te tais », a-t-il lâché, soulignant une forme de non-assistance ou un manquement à la condamnation nécessaire d’actes inacceptables, quel que soit le club concerné.
Nasser Al-Khelaïfi ciblé également : un pouvoir jugé excessif ?
Mathieu Valbuena ne s’est pas arrêté là. Dans le même entretien, l’ancien marseillais aujourd’hui en Grèce s’en est aussi pris au président du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khelaïfi. S’il reconnaît les avancées majeures réalisées par le président qatari à la tête du club (« Il a ramené le PSG presque tout en haut »), Valbuena a toutefois dénoncé une influence qu’il juge trop importante dans le paysage footballistique français.
Pour illustrer son propos, il évoque une hypothèse : « Si le match PSG-OM avait eu lieu à Marseille, il aurait été arrêté », sous-entendant que le pouvoir d’Al-Khelaïfi aurait conditionné le maintien du Clasico au Parc malgré un contexte tendu. Une sortie qui alimente le débat déjà bouillant autour de la gouvernance du football hexagonal, où certains accusent le dirigeant parisien d’avoir un poids disproportionné auprès des instances.
Un climat tendu autour du PSG : entre pression et communication
Ce double tacle de Valbuena tombe à un moment charnière pour le club de la capitale, engagé sur tous les fronts : Ligue 1, Coupe de France, et Ligue des champions. Alors que Luis Enrique essaie de bâtir un collectif solide post-Mbappé, ces déclarations extérieures mettent en lumière un autre défi : celui de la gestion de l’image du club, de ses joueurs… et de leurs entourages.
Le rôle de Véronique Rabiot, souvent médiatisé et critiqué, renvoie à la difficulté pour les clubs d’encadrer la communication des proches de leurs stars. Dans un environnement aussi exposé que celui du PSG, chaque prise de parole est scrutée, amplifiée et disséquée. Quant à Al-Khelaïfi, déjà président de l’ECA (European Club Association) et acteur majeur dans l’évolution de l’UEFA, son omniprésence pose la question de l’équilibre des pouvoirs dans le football moderne.
Quel impact sur le PSG et son image ?
Si les propos de Valbuena ne visent pas directement les joueurs actuels, ils ravivent un climat tendu entre Marseille et Paris, et viennent fragiliser un peu plus l’image institutionnelle du PSG. Le club, en constante quête de respectabilité à l’échelle européenne, doit composer avec ce genre de turbulences médiatiques qui peuvent détourner l’attention des réels enjeux sportifs.
Dans la lutte pour le titre en Ligue 1, et surtout dans la conquête de la Ligue des champions, chaque détail compte — y compris la maîtrise de la communication externe. Une leçon que la direction parisienne, et sans doute la famille Rabiot elle-même, pourraient bien devoir retenir dans les mois à venir.