Bennacer à l’OM : entre ambitions, blessures et complicité avec De Zerbi

Photo of author

Aricle écrit par Maxime Nauzit

Arrivé en janvier à l’Olympique de Marseille, Ismaël Bennacer vit une période charnière entre convalescence physique, intégration dans un effectif exigeant, et quête de performance collective. L’ancien milanais s’est livré à cœur ouvert dans un entretien à La Provence, révélant les coulisses de son adaptation, sa complicité avec Roberto De Zerbi et sa confiance en Medhi Benatia. Analyse d’un joueur clé en reconstruction.

Une intégration freinée par une longue blessure

Ismaël Bennacer n’est pas arrivé à Marseille en pleine possession de ses moyens. Détenteur d’un solide pedigree avec l’AC Milan et l’équipe nationale d’Algérie, le milieu de terrain de 27 ans ambitionnait d’apporter sa vision du jeu et son dynamisme dans l’entrejeu olympien. Seulement voilà, sa grosse blessure au mollet droit contractée en début de saison a ralenti son intégration. Éloigné des terrains pendant près de quatre mois, il a dû rattraper son retard, physiquement et collectivement.

« Je commence à retrouver mes repères et mes sensations depuis quelques semaines », a confié Bennacer à La Provence. Encore en phase de reprise, il explique avoir « fait seulement sept matches » et ressentir récemment « la différence physiquement ». Autrement dit, son pic de forme est encore à venir, ce qui pourrait métamorphoser le rendement de l’OM sur les prochaines semaines, notamment dans la course à l’Europe.

Et face aux critiques, il reste imperturbable : « Je me donne au maximum. Je ne vais pas sur les réseaux sociaux, je me concentre sur mon jeu et ma famille. » Une attitude de professionnel focalisé sur ses priorités.

Une relation forte avec De Zerbi et un vestiaire uni

Si beaucoup s’interrogent sur l’alchimie entre Roberto De Zerbi et son effectif, Bennacer se fait l’ambassadeur d’un groupe soudé autour de son entraîneur. Il salue un coach « qui matche avec la mentalité du club » et qui demande « juste que l’on mouille le maillot ». Une philosophie de travail que Bennacer apprécie, lui qui reconnaît avoir vécu un déclic après la défaite contre Reims et les discussions de vestiaire qui ont suivi : « C’est bien de se parler, de se dire les choses, ça renforce l’unité. »

Ce qui transparaît ici, c’est la volonté affichée de faire groupe, à l’image de ce que tente aussi le PSG avec Luis Enrique. S’il y a un parallèle à faire, c’est que dans les deux cas, la cohésion est vue comme un levier de performance. Pour l’OM, où les tensions internes ont historiquement souvent ruiné la dynamique collective, voir un leader comme Bennacer insister sur l’unité est plus que rassurant.

Medhi Benatia, un relais essentiel dans le projet marseillais

Bennacer n’a pas non plus tari d’éloges sur Medhi Benatia, qui a joué un rôle fondamental dans sa venue. Ancien défenseur central de renom aujourd’hui directeur sportif de l’OM, l’ex-joueur du Bayern a su se rendre indispensable dans les coulisses : « Il nous aide beaucoup. Il est très proche du coach, mais reste discret. Quand il parle, c’est pertinent », souligne Bennacer.

Ce duo De Zerbi–Benatia est scruté avec attention du côté du PSG, habitué à évoluer avec une direction sportive plus éloignée du terrain, même si Luis Campos a montré récemment plus d’implication. Ce modèle marseillais, avec un directeur sportif plus direct, proche des joueurs et du staff, pourrait s’avérer payant sur le long terme – une piste que de nombreux clubs européens suivent aujourd’hui.

Cap sur la Ligue des champions : Bennacer veut plus

Malgré son adaptation encore en cours, Bennacer affiche déjà des objectifs élevés. Pour lui, pas question de viser autre chose que la Ligue des champions : « On a un objectif clair. C’est le minimum à donner à ce club avec tout l’engouement autour. » Un discours ambitieux mais réaliste, tant l’OM, s’il parvient à homogénéiser ses performances, reste un prétendant sérieux à une place en C1.

Mettant en avant son identification au club, le milieu de terrain conclut sobrement : « L’OM, c’est un club qui me correspond. » Une phrase qui résume autant ses aspirations personnelles que son envie de marquer durablement son passage sur la Canebière.

Pour le PSG, cela signifie un adversaire plus structuré qu’il n’y paraît au premier abord. Si Bennacer retrouve son meilleur niveau, si De Zerbi parvient à stabiliser la dynamique marseillaise, l’OM pourrait bien redevenir un concurrent sérieux… non seulement en Ligue 1, mais peut-être aussi en Europe.

Laisser un commentaire