OM en crise : le coup de chaud d’Adrien Rabiot après la déroute face à Monaco

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

La crise semble s’intensifier du côté de l’OM, et certains cadres, à l’image d’Adrien Rabiot, peinent à contenir leur frustration. Après une nouvelle désillusion contre l’AS Monaco (3-0), le milieu de terrain n’a pas attendu les micros pour laisser éclater son exaspération. Analyse d’un moment de tension qui en dit long sur l’état d’esprit dans le vestiaire marseillais… et sur les enjeux de cette fin de saison.

Monaco – OM : une défaite qui fait mal

Le match opposant l’Olympique de Marseille à l’AS Monaco samedi soir au Stade Louis-II devait permettre aux hommes de Roberto De Zerbi de confirmer leur relance après une victoire poussive contre Toulouse (3-2). Mais au lieu de cela, les Marseillais ont subi une humiliation cinglante (3-0) et se retrouvent à nouveau distancés dans la course à la Ligue des champions. Les Monégasques reprennent la deuxième place de Ligue 1 et relancent la compétition pour les accessits européens. Côté OM, la situation devient préoccupante.

En plus du résultat, c’est la manière qui alerte. Dépassés collectivement, apathiques au milieu et absents défensivement, les Olympiens ont livré une prestation indigente. Ce revers souligne les difficultés récurrentes du groupe phocéen à enchaîner, à l’image de leur irrégularité chronique depuis le début de saison.

Adrien Rabiot : explosion de colère et signaux contradictoires

Le malaise est palpable, et Adrien Rabiot en est l’un des révélateurs les plus bruyants. Auteur d’une sortie remarquée en zone mixte, le milieu de terrain – pourtant habituellement mesuré – a lâché un cinglant : « Si je vous parle, je vais dire des dingueries », selon Onze Mondial. Une phrase brève, mais un aveu poignant sur la tension qui règne dans le groupe et sur son seuil de tolérance désormais atteint.

Deux semaines plus tôt, après une autre déconvenue contre Reims (3-1), Rabiot avait déjà haussé le ton. En conférence de presse, il appelait alors à une prise de conscience collective : « Il faut qu’on pousse tous dans le même sens (…). Il ne faut pas qu’il y en ait à 20 ou 30 % en dessous, sinon ça ne va pas le faire » (source : conférence de presse de l’OM, 27 septembre 2023).

Le contraste est donc saisissant entre son appel à l’union sacrée et son repli silencieux après Monaco. Signe d’un leadership en déliquescence ou simple réaction humaine face à une spirale négative ? Dans tous les cas, son attitude traduit une fracture mentale inquiétante au sein du vestiaire olympien.

Un OM instable et vulnérable pour la concurrence directe

Cette nouvelle désillusion n’arrange évidemment pas les affaires de l’OM en championnat. Pendant que Monaco confirme ses ambitions de dauphin du PSG, Marseille voit Nice, Lille et même Rennes revenir dangereusement dans le rétro. La dynamique est en panne, les nerfs à vif, et De Zerbi peine à trouver la bonne formule malgré un effectif taillé pour viser haut.

Dans cette lutte effrénée pour une place en Ligue des champions, le PSG, solide leader et serein en coulisses, pourrait (une fois encore) profiter des errements de ses poursuivants. Un adversaire en crise comme Marseille constitue un concurrent affaibli dans les deux tableaux où les Parisiens doivent briller : Ligue 1 et Coupe de France. Et si Rabiot, déjà critiqué pour son comportement à la Juventus et en équipe de France, commence à perdre son calme, alors le signal d’alarme est bel et bien enclenché.

Par ailleurs, cette situation pourrait indirectement avoir un impact sur le marché des transferts. Le PSG, qui surveille toujours les mouvements sur ses anciens joueurs et ses rivaux, pourrait suivre de près l’évolution de ce dossier, surtout dans une optique de renforcer son entrejeu ou d’exploiter les tensions adverses pour mieux régner sur la Ligue 1.

Conclusion : une alerte rouge pour De Zerbi et Marseille

Ce nouveau coup de sang d’Adrien Rabiot est plus qu’un simple dérapage verbal : c’est un thermomètre de la crise marseillaise. Derrière les mots, ce sont des tensions internes, un manque de cohésion et une incapacité chronique à répondre présent dans les moments clés qui se dessinent. À sept mois de l’EURO 2024, Rabiot joue gros aussi sur le plan personnel.

Pour De Zerbi et l’OM, il est urgent d’agir. Car si les discours se répètent, les actes, eux, manquent à l’appel. Et la Ligue des champions ne pardonne pas les approximations.

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