OM : crise interne et déclaration musclée de Longoria, un virage crucial dans la course à la C1

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

La lourde défaite de l’Olympique de Marseille samedi dernier sur la pelouse de l’AS Monaco (3-0) a jeté un sacré pavé dans la mare phocéenne. Alors que la pression monte à l’approche du sprint final pour les places qualificatives en Ligue des Champions, Pablo Longoria, président de l’OM, a brisé le silence pour remettre les pendules à l’heure. Ce coup de gueule calculé révèle autant les tensions internes que la volonté inébranlable du club de renverser la vapeur.

Le naufrage contre Monaco, symptôme d’un mal plus profond

Face à une AS Monaco clinique, l’OM a tout simplement sombré. Dépassés dans l’intensité, en difficulté dans l’organisation, les hommes de Roberto De Zerbi ont rendu une copie sans saveur. Cette défaite, qui permet à l’ASM de chiper la deuxième place, plonge Marseille en pleine turbulence. Non seulement sportivement, avec la menace directe de concurrents comme Lille, Rennes ou Lyon, mais surtout en coulisses, où l’atmosphère devient de plus en plus lourde.

Des tensions ont en effet éclaté au grand jour : mise au point autoritaire de De Zerbi après Reims, prises de bec entre certains joueurs comme Højbjerg, Greenwood et Luis Henrique, sans parler d’une désormais célèbre « taupe » dans le vestiaire soupçonnée de faire fuiter les informations sensibles. Un contexte explosif, et un terrain miné à l’heure où l’unité devrait être de mise.

Longoria reprend la main et rejette la division

Poussé dans ses retranchements, Pablo Longoria est sorti de son habituelle réserve. Dans un post publié sur LinkedIn, le président phocéen a livré une déclaration puissante, appelée à rassembler toutes les forces du club. «Ce club ne se construira jamais sur la division. Il avance dans l’exigence et dans la loyauté […] Nous avons notre destin entre les mains», a-t-il martelé (Source : Onze Mondial).

Cette prise de parole, symbolique à défaut d’être stratégique, traduit bien un besoin d’apaiser les esprits tout en réaffirmant le cap. Soucieux de ne pas désigner de coupables, Longoria réaffirme son autorité morale sur le projet olympien, tout en saluant le soutien inconditionnel des supporters à Monaco, malgré la débâcle. Un appel à l’union sacrée, dans la douleur mais avec lucidité.

Un calendrier tendu mais abordable : Marseille joue gros

La situation est loin d’être désespérée pour l’OM, qui occupe toujours la troisième place du classement au moment des faits. La donne est simple : les trois premières places garantissent une qualification directe pour la Ligue des Champions. Mais avec un calendrier final corsé – Montpellier, Brest, Lille, Le Havre, puis Rennes –, l’OM n’a plus le droit à l’erreur.

Chaque match est désormais une finale, chaque point comptera sur une ligne de crête où la concurrence est féroce. Brest, surprenant 4e, joue libéré ; Lille, solide et organisé, reste dans la course ; Nice revient bien ; et Lyon, étonnamment revigoré, n’a pas dit son dernier mot. De Zerbi, lui, devra rapidement montrer qu’il a encore la maîtrise de son vestiaire… et de son projet de jeu, parfois brouillon contre les équipes compactes.

Dans cette tempête interne, Longoria tente de poser les fondations d’un sursaut collectif. En témoigne sa conclusion limpide : «Je parle parce que je crois profondément en ce que nous faisons. Et parce que je sais que ce groupe, ce club, est capable de se relever, comme toujours, ensemble. » Le président ne cache pas ses responsabilités, mais commande le navire avec fermeté. Autant dire que Montpellier, première étape du redressement, n’aura pas droit à la clémence.

Et le PSG dans tout ça ?

Vu depuis Paris, cette crise marseillaise crée un contexte intéressant dans la course à la Ligue des Champions. Un OM fragilisé offre mécaniquement plus de marge à ses rivaux… mais un OM revanchard est tout aussi dangereux. Le PSG, leader serein, observe avec attention l’évolution de ce rival historique, tout en se concentrant sur ses propres échéances européennes. Mais plus que jamais, la Ligue 1 montre combien les dynamiques peuvent basculer en un instant.

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