OM en chute libre défensive : quel impact pour la course à l’Europe du PSG ?

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Alors que la fin de saison en Ligue 1 approche à grands pas, l’Olympique de Marseille traverse une tempête défensive sans précédent. Avec déjà 44 buts encaissés en 32 journées, du jamais vu depuis la saison 1984/1985, le club phocéen plonge dans l’inquiétude. Si les tensions s’accumulent sur la Canebière, du côté du Paris Saint-Germain, cette fragilité marseillaise pourrait bien changer les dynamiques en haut du tableau.

OM : Une défense au bord du naufrage

L’OM pensait bien avoir fait le plus dur le week-end dernier face à Lille. En menant 1-0 grâce à un but d’Amine Gouiri à la 57e minute, les Marseillais semblaient en route vers une victoire capitale dans la course à la Ligue des champions. Ils auraient pu conforter leur place européenne, en profitant d’un LOSC loin de son efficacité habituelle. Mais un tournant dramatique est intervenu à la 74e minute : une relance cataclysmique de Gerónimo Rulli, directement interceptée par Jonathan David, a offert sur un plateau l’égalisation nordiste signée Fernandez-Pardo.

Ce match est un condensé des maux marseillais. Malgré des performances offensives solides (Gouiri ou encore Greenwood maintiennent un niveau intéressant), c’est l’arrière-garde qui inquiète. Et à juste titre : avec 44 buts encaissés en 32 journées, l’OM affiche sa plus mauvaise performance défensive depuis 40 ans en Ligue 1. À titre de comparaison, le PSG – pourtant critiqué en début de saison pour un bloc défensif instable – n’a concédé que 25 buts à ce stade de la compétition.

Quel impact sur la course à l’Europe… et pour le PSG ?

Pour Paris, cette faiblesse défensive marseillaise n’est pas qu’un simple fait divers. Si le PSG est largement détaché en tête du classement, la faiblesse défensive de ses concurrents directs, comme l’OM, LIS ou Monaco, rebat les cartes pour les suivantes. D’abord, sur le plan psychologique : une équipe qui encaisse autant de buts aura du mal à se montrer conquérante dans les matchs couperets de fin de saison, notamment face à des adversaires directs comme Lens ou Rennes.

Ensuite, d’un point de vue stratégique. Pour Luis Enrique, observer les fléchissements des autres équipes européennes potentielles, c’est anticiper d’éventuels remaniements en Ligue des champions. En cas de qualification de l’OM avec une défense aussi poreuse, le PSG pourrait potentiellement affronter plus tard une équipe déséquilibrée sur la scène européenne – un atout non négligeable pour une formation qui ambitionne le titre européen.

Enfin, la défaillance marseillaise ouvre une réflexion intéressante sur la gestion de l’effectif. Dans ses premiers mois à la tête de l’OM, Roberto De Zerbi n’a pas réussi à imposer une assise défensive stable, malgré un fond de jeu plus fluide. Un axe de progression évident pour la saison prochaine. En parallèle, cela met en lumière le travail réalisé au PSG pour stabiliser son système défensif : le repositionnement de Danilo Pereira, la montée en puissance de Lucas Hernández ou le rôle de gardien-sweeper de Donnarumma sont autant d’ajustements qui portent leurs fruits.

L’appel d’urgence de De Zerbi pour 2025/2026

Les chiffres ne mentent pas. Selon Stats Foot, l’OM n’avait plus encaissé 44 buts après 32 journées depuis la saison 1984/85. À l’époque, les Phocéens avaient terminé à une maigre 17e place. Même si cela semble moins alarmant aujourd’hui, c’est un signal rouge pour la direction marseillaise et un défi majeur pour De Zerbi, qui devra repenser en profondeur son arrière-garde cet été — entre mercato défensif et préparation axée sur la stabilité.

Pour le PSG, cela pourrait aussi influencer le prochain Classique. Une équipe aussi friable défensivement, face à une attaque parisienne emmenée par Mbappé (s’il est encore là), Dembélé ou Barcola, risque de vivre des soirées très longues…

En résumé : Paris est en pole position sur tous les fronts, pendant que Marseille patine. Et même si la rivalité historique entre les deux clubs fait toujours vibrer les supporters, sur le terrain, l’écart se creuse encore plus. Défensivement parlant, il est aujourd’hui abyssal.

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