Chaque année, la fin de saison en Ligue 1 est accompagnée de son lot de classements, de distinctions individuelles et bien sûr, du fameux XI type. Cette fois, c’est le journal L’Équipe qui a livré sa vision de la meilleure équipe du championnat 2024/25. Verdict ? Une sélection qui fait débat, à la fois pour ses évidences… et ses grandes absentes.
Une défense à majorité parisienne, avec Hakimi et Marquinhos
Du côté de la défense, le PSG place deux de ses tauliers : Achraf Hakimi et Marquinhos. L’international marocain, souvent critiqué pour son irrégularité, a cette saison rappelé à tout le monde pourquoi il est considéré comme l’un des meilleurs latéraux droits d’Europe. Véritable poison sur son couloir, il a alterné les projections tranchantes et les retours salvateurs, remplissant pleinement son rôle dans le système de Luis Enrique.
Son comparse défensif Marquinhos figure lui aussi dans ce XI. Moins flamboyant qu’à ses débuts, le capitaine parisien continue de représenter une valeur sûre de la charnière centrale. Sa lecture du jeu remarquable et sa régularité l’ont propulsé dans cette équipe-type. Thilo Kehrer (en prêt de West Ham au PSG cette saison) complète cette triplette ambitieuse, aux côtés du Niçois Melvin Bard, auteur d’une saison extrêmement solide à gauche.
Un milieu déconcertant, où Vitinha brille par son absence
C’est là que le bât blesse pour beaucoup d’observateurs. Dans un secteur où Vitinha a été un pilier essentiel du PSG, tant en Ligue 1 qu’en Ligue des champions, sa non-présence dans l’équipe-type étonne. Au lieu de cela, L’Équipe a opté pour Neil Aynaoui (RC Lens), Denis Zakaria (AS Monaco) et Corentin Tolisso (OL). Si ces trois joueurs ont effectivement réalisé une belle saison, ils ne pèsent pas le même poids statistiquement et tactiquement que le milieu portugais du PSG.
Vitinha, élu joueur du mois de mars et impeccable dans la gestion du rythme en attaque placée, aurait mérité d’être retenu. Il faut également souligner l’absence de Manuel Ugarte, certes plus discret en fin de saison, mais auteur de prestations de haut niveau durant la phase aller.
L’attaque emmenée par Dembélé, mais avec une surprise… nommée Rabiot
En attaque, Ousmane Dembélé est là, et c’est tout sauf une surprise. Accrocheur, imprévisible, technique, l’international français a souvent porté le PSG dans ses phases de déséquilibre adverses. Sa polyvalence et ses accélérations ont fait de lui un acteur décisif de la saison parisienne (meilleur buteur du PSG toutes compétitions confondues).
Il est accompagné par Evann Guessand (Nice), l’un des symboles d’une équipe niçoise séduisante, et… Adrien Rabiot. Le nom du milieu de terrain de la Juventus, annoncé avec insistance à l’OM dans la version fictive de cette sélection, suscite l’interrogation. Positionné étonnamment ailier gauche, là où il n’a pas évolué cette saison, sa sélection semble plus guidée par la notoriété que la cohérence tactique.
Un coach reconnu : Luis Enrique s’impose logiquement
Sur le banc, aucune polémique. C’est Luis Enrique qui a été retenu par L’Équipe pour piloter cette formation-type. Et c’est entièrement mérité. L’ancien sélectionneur de l’Espagne a transformé le PSG en une équipe collective, équilibrée, capable d’imposer son style en Ligue 1 comme en Europe. Sous sa houlette, le club parisien est non seulement champion, mais aussi encore en course pour un triplé historique (Coupe de France et Ligue des champions).
Son impact tactique, la progression de jeunes comme Zaïre-Emery, la montée en puissance de Vitinha ou Dembélé, et la solidité retrouvée de la défense, sont autant de marqueurs de sa réussite.
Impact sur le PSG : reconnaissance partielle, mais ambitions intactes
Trois joueurs parisiens et leur entraîneur dans ce XI, c’est une reconnaissance non négligeable, mais qui peut sembler en deçà de la domination réelle du PSG en Ligue 1. L’absence de cadres comme Donnarumma (malgré ses clean sheets) ou Vitinha pose question au regard de leur impact direct sur les performances du club.
Quoi qu’il en soit, ces distinctions individuelles n’altèrent en rien les ambitions collectives du PSG. Avec l’objectif historique d’un triplé national et européen, le club de la capitale démontre que l’essentiel est ailleurs : sur la pelouse, dans les trophées, pas forcément dans les XI de fin de saison.