Depuis un an, Chancel Mbemba vit une traversée du désert du côté de l’Olympique de Marseille. Placé dans le fameux « loft » du club phocéen après l’arrivée de Roberto De Zerbi, le défenseur congolais a été écarté du groupe professionnel durant toute la saison. Pourtant, loin d’être abattu, il a su garder le sourire… et un certain sens de la formule. Retour sur une année surréaliste ponctuée par une réplique culte.
Une mise au placard assumée par la direction marseillaise
L’été dernier, le nouvel entraîneur de l’OM, Roberto De Zerbi, a été clair : certains joueurs ne faisaient pas partie de ses plans. Parmi eux, Chancel Mbemba. Ce dernier, malgré un bon rendement les saisons précédentes, s’est vu contraint de faire ses valises… Ou plutôt, de patienter dans l’ombre, relégué avec d’autres éléments en marge de l’effectif.
Le défenseur de 29 ans n’a toutefois jamais officiellement été sanctionné pour comportement négatif. Selon L’Équipe, Mbemba a continué à s’entraîner, souvent dans des conditions isolées, sans semer le désordre. Un proche du vestiaire a déclaré au quotidien sportif : « Il n’a pas causé de problèmes ou encore moins semé la zizanie. Il a peut-être écourté deux – trois séances, parce qu’il y a des jours où le moral est forcément moins bon. Mais pas plus. »
Malgré une situation difficile, le Congolais a conservé ses liens avec plusieurs joueurs du groupe, notamment Geoffrey Kondogbia et Leonardo Balerdi, et s’est même illustré par son humour entre deux entraînements solitaires.
Une punchline devenue culte dans le vestiaire
Preuve que Mbemba n’a pas perdu son sens de l’autodérision, une anecdote rapportée récemment a rapidement circulé, jusqu’à devenir un running gag au sein de l’effectif olympien. À propos de sa mise au placard, il aurait déclaré devant ses coéquipiers : « Ah là là là, ils veulent enlever le pain des bouches de mes enfants, ça ne va pas du tout. J’ai des manoirs en Belgique, qui va payer leur entretien ? »
Cette phrase, devenue virale dans le vestiaire, illustre à quel point Mbemba a su garder une part d’humour malgré l’amertume d’un déclassement brutal. Loin des règlements de comptes publics, il s’apprête à quitter Marseille sans tapage, son contrat se terminant le 30 juin 2024.
La question désormais : quel avenir pour Chancel Mbemba ? Libre de tout contrat, son profil pourrait intéresser plusieurs clubs européens, notamment ceux recherchant de l’expérience en défense centrale. N’oublions pas que lors de la saison 2022-2023, il fut l’un des défenseurs les plus réguliers de l’OM et avait séduit par son impact physique et sa relance.
Quel impact pour le PSG et la Ligue 1 ?
Pour le Paris Saint-Germain, ce feuilleton en apparence anecdotique n’est pas sans intérêt. Le PSG, qui bataille avec l’OM à tous les niveaux – sur le terrain comme dans la communication – voit une figure populaire de Marseille quitter le club dans des circonstances floues. Cette instabilité chronique à Marseille pourrait encore affaiblir un concurrent direct historique.
Alors que Luis Enrique continue de bâtir un projet solide autour de la jeunesse et la stabilité, le contraste avec le traitement réservé à des cadres comme Mbemba à l’OM saute aux yeux. Cela illustre aussi les différences de gestion internes entre les deux clubs : d’un côté une stratégie claire et assumée au PSG, de l’autre une direction olympienne qui peine à organiser la transition post-Sampaoli-Tudor-De Zerbi.
Mbemba pourrait s’offrir une deuxième jeunesse loin du Vélodrome… peut-être même au sein d’un rival du Top 5. Un retour dans un championnat plus stable – Espagne, Italie ou même Ligue 1 – n’est pas à exclure. Et dans cette perspective, ses envies de revanche pourraient bien pimenter les prochaines saisons.
Une chose est sûre : Chancel Mbemba ne laissera pas un souvenir anodin à Marseille, entre solidité défensive… et punchlines mémorables.