Mercato : l’OM accélère en Serie A, mais abandonne une pépite annoncée

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Alors que le Paris Saint-Germain trace sa route en Ligue 1 et sur la scène européenne, son rival marseillais ne compte pas rester en retrait. À quelques semaines de l’ouverture du Mercato estival, l’Olympique de Marseille active plusieurs pistes ambitieuses sur le marché italien. Il s’agit pour le club phocéen de bâtir une équipe compétitive capable de briller en Ligue 1… et surtout de faire bonne figure en Ligue des champions. Mais comme souvent dans le jeu des transferts, chaque coup tenté ne mène pas au but. Décryptage.

Nico Gonzalez et Giovanni Leoni : deux profils italiens surveillés de près

Le média italien Corriere dello Sport a jeté un pavé dans la mare en annonçant l’intérêt marseillais pour Nico Gonzalez, l’ailier argentin de la Fiorentina transféré à la Juventus la saison passée. Si aucun lien direct n’est fait avec le dossier Leonardo Balerdi – cible de la Juve et ancien protégé d’Igor Tudor – il est clair que les deux clubs échangent activement.

Gonzalez, 26 ans, apporterait une intensité offensive bienvenue à l’OM, avec sa qualité de percussion et son sens du jeu entre les lignes. Titulaire dans une Juventus souvent en manque de créativité, son profil plaît. Reste à savoir si la Vieille Dame est prête à le sacrifier dans un potentiel échange.

Mais ce n’est pas tout : selon le journaliste italien bien informé Nicolò Schira, un autre talent tout aussi alléchant figure sur les tablettes de l’OM. Il s’agit de Giovanni Leoni, défenseur central de 18 ans évoluant à Parme. Ce jeune international espoir est observé par l’élite européenne, de l’AC Milan à Tottenham en passant par Bournemouth. Son profil, à mi-chemin entre puissance et élégance technique, pourrait incarner l’avenir d’une défense centrale en reconstruction.

Cependant, sur ce dossier comme sur d’autres, la concurrence sera rude. Si Pablo Longoria souhaite séduire un tel prospect, il devra proposer un projet clair – y compris en temps de jeu – et réactif financièrement.

Roony Bardghji, une cible envolée à cause d’un risque médical

Mais tout ne tourne pas rond à Marseille. Alors que les supporters espéraient l’arrivée de Roony Bardghji, pépite suédoise du FC Copenhague, les négociations ont été brutalement stoppées. Selon Foot Mercato, le joueur de 19 ans reste sujet à des douleurs au genou, un risque que le staff médical phocéen juge trop important à ce stade.

Le club avait pourtant transmis une première offre. Mais face à l’instabilité physique du joueur, la direction a décidé de ne pas poursuivre les discussions. Une décision prudente, mais qui pourrait laisser quelques regrets si Bardghji venait à exploser ailleurs… Comme d’autres grands talents frôlés par l’OM sans jamais y signer.

Un départ quasi acté : Amine Harit vers la Turquie ?

Le ménage commence aussi dans l’effectif actuel. Parmi les départs attendus, l’un des plus notables concerne Amine Harit. D’après La Provence, le meneur de jeu marocain est proche d’un transfert en Turquie, où Trabzonspor aurait manifesté un vif intérêt.

Harit, encore sous contrat jusqu’en 2027, n’a jamais totalement convaincu depuis son retour, entre fulgurances techniques et longues périodes d’irrégularité. Un départ permettrait à l’OM de libérer de la masse salariale et d’ouvrir une place dans le secteur offensif, qui devrait être renforcé dans les semaines à venir.

Quel impact sur la saison 2024-2025 ?

L’OM joue gros. Qualifié pour la Ligue des champions, le club doit impérativement enregistrer des renforts d’envergure s’il veut éviter la sortie prématurée en phase de groupes. Si les pistes italiennes confirment une stratégie tournée vers des profils expérimentés ou à fort potentiel de développement, le recul sur Bardghji souligne aussi une volonté de prudence, voire de rigueur médicale, dans les dossiers les plus risqués.

À l’heure où Paris semble axé sur le long terme avec Luis Enrique et la promotion des jeunes, Marseille se cherche encore entre ambition immédiate et consolidation structurelle. Et c’est dans cette zone de flottaison que tout peut basculer… pour le meilleur comme pour le pire.

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