Alors que le PSG continue de dominer la Ligue 1 en misant sur des stars confirmées et sa jeunesse dorée, l’OM prépare une riposte stratégique de taille : la transformation complète de son centre de formation, orchestrée par Pablo Longoria.
Un chantier colossal initié par Pablo Longoria : un OM new-look dès la base
La saison du PSG ne se joue pas seulement sur la pelouse du Parc des Princes. Elle se vit aussi dans les coulisses de ses concurrents. À Marseille, Pablo Longoria vient de lancer ce qui pourrait devenir un tournant structurel pour l’avenir de l’Olympique de Marseille. Selon La Provence, le président olympien a enclenché une refonte totale de la formation, fatigué du manque de résultats d’un centre classé 14e par la FFF en 2023.
Le signal fort ? Le remplacement du tandem Marco Otero – Yann Daniélou par Titou Hasni, formateur expérimenté arrivé dès décembre 2024. Avec lui, Longoria veut poser de nouvelles fondations solides, à l’image du profil de Bilal Nadir, issu de la formation et désormais dans le groupe pro.
Et cette transition ne fait pas dans la demi-mesure : tous les niveaux du centre de formation sont touchés. Jean-Pierre Papin n’est plus à la tête de la réserve (National 3), remplacé par Romain Ferrier, considéré comme méthodique et proche des jeunes talents. Du côté des U19, exit Christian Bracconi, pourtant auteur d’une belle épopée en Coupe Gambardella, et bienvenue à Grégory Auger, fraîchement sacré champion de France U17 avec Amiens. Chez les U17, Patrick Hesse cède sa place à Stéphane François, ancien encadrant des jeunes à Troyes et Nice.
Tout cela est renforcé par un changement profond dans la cellule de recrutement des jeunes, avec notamment les départs de Ludovic Paradinas et Yoann Beunaiche. C’est donc une révolution à tous les étages du secteur jeune qui s’amorce sur la Canebière.
Quel impact pour le PSG dans la bataille des talents ?
Si cette restructuration peut sembler uniquement marseillaise, elle concerne également le PSG, leader incontesté de la formation en France ces dernières années. Avec l’émergence de cracks comme Warren Zaïre-Emery, El Chadaille Bitshiabu (parti en Bundesliga) ou encore Ismaël Gharbi, Paris a construit une base solide d’espoirs locaux pour renforcer son effectif.
Mais un OM plus compétitif en matière de formation pourrait créer un appel d’air régional plus fort que celui, parfois fragile, de la capitale. Le Sud regorge de talents bruts et un centre de formation performant peut séduire les jeunes face à la densité concurrentielle du PSG. Le slogan « cinq ou six Bilal Nadir chez les pros » annoncé par le projet marseillais, pourrait, s’il se concrétise, rehausser le duel OM-PSG d’un cran stratégique.
Notons que la formation reste un axe prioritaire pour Luis Campos, directeur sportif du PSG, qui entend continuer à verrouiller les meilleurs jeunes profils. Cette dynamique peut désormais rencontrer une résistance nouvelle : celle de l’OM version Longoria-Hasni, bien décidée à ne plus être la simple antichambre des clubs de L1 ou de Premier League.
En clair, le PSG doit redoubler d’attention. Si son avance est réelle, elle n’est pas éternelle. L’OM restructure, planifie et vise à relancer une usine à talents jusque-là en panne. Et dans cette guerre du futur, les premières batailles se jouent, dès maintenant, à l’échelle des centres de formation.