OM : Longoria renforce les coulisses avec un recrutement stratégique

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Depuis plusieurs mois, l’OM affiche une dynamique nouvelle : celle d’un club qui se structure pour durer. Après avoir fait table rase de nombreuses incertitudes sportives, Pablo Longoria place ses pions à tous les niveaux de l’organigramme. Et si les recrues sur le terrain font parler, celles en coulisses ne doivent pas être sous-estimées. En recrutant deux figures médiatiques expérimentées, Marseille envoie un message fort à ses concurrents… et notamment au Paris Saint-Germain.

Une stratégie à 360° pour accompagner le projet De Zerbi

Roberto De Zerbi, installé sur le banc marseillais depuis l’été 2024, est au cœur d’un projet pensé sur le long terme. Avec lui, Pablo Longoria souhaite insuffler une nouvelle ère, plus cohérente et notamment alignée autour de profils techniques et compétitifs. Le recrutement estival s’est voulu ciblé, avec pour objectif clair de maintenir une base solide – Adrien Rabiot, Greenwood, Højbjerg, Balerdi –, tout en comblant intelligemment les lacunes observées en 2024.

Ce que l’on occulte souvent, c’est que cette construction passe aussi par des recrutements hors terrain. La refonte de la communication est en ce sens révélatrice. Longoria le sait : pour pérenniser un projet, l’image du club doit évoluer au même rythme que la performance sur le terrain. Plus que jamais dans le football moderne, la communication, les réseaux sociaux, les relations presse, et l’influence sont des leviers essentiels.

Un double renfort aux commandes de la communication

Exit Élodie Malatrait, figure historique du secteur sudiste, et place à une nouvelle ère symbolisée par deux arrivées majeures. La première, selon Minute OM, est celle de Bel Abbes Bouaissi. Ancien journaliste chevronné passé par beIN Sports, Bouaissi apportera une connaissance approfondie du paysage médiatique français et international. Son profil est parfait pour connecter le club aux grandes antennes sportives et professionnaliser la stratégie de prise de parole du club.

Mais la manœuvre la plus ambitieuse est sans conteste l’arrivée d’Enrica Tarchi. Ancienne media officer de la Juventus Turin, Tarchi arrive avec une connaissance aiguisée des standards de communication d’un grand club européen. Sa venue traduit une volonté de hisser Marseille à un niveau d’exigence inédit en France (hors PSG), tant dans la gestion quotidienne de l’image du club que dans la préparation stratégique des campagnes autour de la Ligue des champions.

Un virage inspiré du modèle… parisien ?

Si Longoria s’active pour structurer l’OM, difficile de ne pas y voir un écho au travail réalisé par le PSG depuis l’arrivée des Qataris. À Paris, la cellule communication a été largement professionnalisée au fil des saisons, à mesure que le club s’est projeté comme une marque globale dans le football mondial.

Avec Tarchi et Bouaissi, Marseille marque une rupture avec son passé artisanal. L’OM veut devenir une institution crédible à l’international, en témoigne également l’arrivée d’un coach italien au fort pedigree européen. Mais au-delà des paillettes, ce sont les fondations qui impressionnent : la restructuration montre que Marseille a compris que le football d’élite ne se joue pas uniquement sur la pelouse.

Reste désormais à voir si cette nouvelle organisation saura séduire les partenaires, fédérer les supporters, et surtout performer sur le terrain. Car si la communication est un outil, le rectangle vert reste le juge de paix ultime, et dans une Ligue 1 où le PSG continue de dicter le tempo, l’OM n’a pas le droit à l’erreur dans la construction de sa nouvelle identité.

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