Transféré l’été dernier de l’Olympique de Marseille à la Lazio Rome, Mattéo Guendouzi pourrait déjà refaire ses valises. En grande forme en Serie A, le milieu international français attire désormais les convoitises des clubs de Premier League. Un potentiel transfert estimé à 50 millions d’euros met la Lazio sous pression… et pourrait bien relancer l’ascension du joueur formé au PSG dans la cour des très grands.
Un transfert éclair avant l’Euro 2024 ?
Un an seulement après son départ de l’OM pour 13 millions d’euros, Guendouzi a explosé à la Lazio avec 48 apparitions toutes compétitions confondues. Son impact au milieu a largement convaincu son club… mais aussi mis en alerte les grosses écuries anglaises. Selon Il Messaggero, Aston Villa et Newcastle sont en embuscade pour s’attacher les services du joueur français, prêts à activer sa clause libératoire estimée à 50 millions d’euros.
Le chiffre donne le tournis, surtout quand on connaît la marge de progression affichée par Guendouzi en Italie. Polyvalent, agressif dans le bon sens, doté d’un vrai volume de jeu, il coche désormais toutes les cases pour séduire la Premier League. Dans la saison la plus stable de sa carrière, le joueur de 25 ans a su imposer sa grinta et son intelligence tactique au sein d’un collectif souvent déséquilibré. Pas étonnant qu’Eddie Howe (Newcastle) ou Unai Emery (Aston Villa) le considèrent comme une cible prioritaire pour renforcer leur milieu.
À l’approche de l’Euro 2024, auquel il pourrait prétendre figurer avec les Bleus après plusieurs pré-convocations de Didier Deschamps ces dernières années, un tel transfert donnerait une amplification à sa visibilité médiatique et sportive. Et ce, dans un championnat qui a déjà modelé ses débuts pro à Arsenal entre 2018 et 2020.
Rome sous pression, Sarri au cœur du dossier
La montée en puissance du Français est une double lame pour la Lazio. D’un côté, elle se félicite d’un tel rendement pour un joueur acquis à bas prix. De l’autre, la vente potentielle pour le triple du montant investi tente, mais créerait un vide technique difficile à combler sans plan immédiat. Les tifosi, qui ont reconnu en Guendouzi un leader en devenir, redoutent ce départ surprise annoncé dans les médias italiens.
Le dossier prend une tournure encore plus complexe avec l’avenir incertain de l’ancien coach Maurizio Sarri. Déjà évoqué comme une condition clé dans le futur de Guendouzi, le possible retour du tacticien italien pourrait prévenir un exode estival. En effet, la relation privilégiée entre les deux hommes a facilité l’intégration rapide du Français dans l’entrejeu romain.
Du côté du PSG, ce transfert éventuel sera observé avec intérêt. Formé au Camp des Loges puis parti très jeune à Lorient, Guendouzi n’a jamais porté le maillot professionnel des Rouge et Bleu. Mais son parcours illustre une dynamique globale : celle des jeunes talents français qui explosent à l’étranger faute de places ou de projets clairs en France. Une donnée stratégique importante dans la politique de formation et de suivi des joueurs pour le PSG, toujours à la recherche d’identité nationale forte dans son effectif.
Quels enjeux pour les compétitions à venir ?
Si le transfert a lieu, Aston Villa et Newcastle renforceraient significativement leur milieu avant une saison 2024-2025 où ils espèrent jouer un rôle majeur en Premier League et en compétitions européennes. Pour Guendouzi, ce serait une belle plateforme pour continuer sa progression… et convaincre définitivement le sélectionneur des Bleus. Pour la Lazio, en revanche, perdre un joueur aussi régulier et influent obligerait à revoir les fondations de l’entrejeu pour rester compétitif en Serie A et en coupe d’Europe.
Enfin, du point de vue du PSG, ce dossier rappelle l’impérieuse nécessité de suivre finement les trajectoires de ses ex-Titis, à l’instar d’un Kingsley Coman ou d’un Christopher Nkunku, éclos loin de Paris. Une gestion que Luis Campos devra continuer à améliorer dans les saisons à venir, tant pour la dimension sportive que pour les revenus potentiels liés aux clauses de revente ou aux droits de formation.