Le mercato estival 2025 bat son plein et l’Olympique de Marseille tient enfin son premier grand coup. Pierre-Emerick Aubameyang, ancien buteur phare du club phocéen, est sur le point de faire son retour au Vélodrome. Un come-back inattendu, non pas à cause de ses qualités footballistiques, mais bien en raison des enjeux financiers entourant l’affaire. Alors que le joueur aurait pu poursuivre sa carrière dans les pétrodollars du Golfe, il a préféré Marseille… en acceptant une réduction salariale massive.
Un retour à Marseille malgré des offres XXL venues d’Arabie Saoudite
L’histoire aurait pu se terminer autrement. Longtemps annoncé du côté de l’Arabie Saoudite, et plus précisément à Al Ettifaq, Pierre-Emerick Aubameyang a pourtant tourné le dos aux sirènes du Golfe. Pourtant, le club saoudien était prêt à lui offrir un contrat en or, sur le modèle de celui qu’il venait de quitter à Al Quadisiya.
Selon Foot Mercato, l’ancien joueur d’Arsenal et du Borussia Dortmund percevait jusqu’à 20 millions d’euros par an en Arabie Saoudite, soit environ 1,6 million d’euros mensuels. Une somme astronomique pour un joueur de 36 ans, mais qui témoigne de l’engouement que le Gabonais continue de susciter.
Malgré l’intérêt insistant d’Al Ettifaq, confirmé par plusieurs sources fiables, Aubameyang a donné sa priorité à l’OM. Un choix sportif mais aussi sentimental, lui qui garde un attachement fort au club et à la cité phocéenne. En conférence de presse, le président Pablo Longoria a été évasif sur les détails financiers, mais le sacrifice est bien là.
Un effort colossal : de 1,6 M€/mois à 500 000 € à l’OM
C’est le journaliste Santi Aouna, spécialiste mercato réputé de Foot Mercato, qui a levé le voile sur les chiffres du nouveau contrat. D’après lui, Aubameyang touchera près de 500 000 euros mensuels à Marseille. Une somme conséquente, certes, mais bien en deçà de ce qu’il aurait pu gagner ailleurs.
Ce n’est pas tout. Lors de son précédent passage à l’OM, en 2024-2025, il percevait un salaire avoisinant les 600 000 euros mensuels. Celui qui a été le meilleur buteur olympien sous les ordres de Gennaro Gattuso la saison passée accepte donc une baisse non négligeable de sa rémunération, ce qui montre son envie réelle de s’inscrire dans le projet marseillais pour la saison 2025-2026.
À 36 ans, l’ancien Stéphanois (ce qui ne manque pas d’échauffer les débats avec les supporters du PSG, éternel rival de l’OM) fait preuve d’une ambition renouvelée pour une phase finale de carrière qui pourrait s’écrire dans la passion du Vélodrome… plutôt que dans le confort doré du Moyen-Orient.
Quel impact sur l’équilibre économique et sportif de l’OM ?
Le retour d’Aubameyang pose néanmoins une question clé : comment l’OM concilie cette opération avec ses impératifs financiers ? Après une saison 2024-2025 contrastée, conclue sans qualification pour la Ligue des Champions mais avec une belle demi-finale en Ligue Europa, Pablo Longoria sait qu’il doit reconstruire avec intelligence.
En réduisant le salaire de sa star offensive, il conserve une certaine marge de manœuvre pour attirer d’autres renforts, notamment au milieu et en défense, secteurs clés dans le nouveau schéma de Roberto De Zerbi. L’arrivée d’Aubameyang pourrait aussi servir d’exemple pour d’autres vétérans trentenaires en fin de contrat, attirés par le projet olympien sans pour autant plomber la masse salariale.
Le PSG, de son côté, observe ce retour avec un œil malicieux. Si Paris reste financièrement au-dessus du lot, l’alchimie collective et les dynamiques de groupe joueront un rôle capital en Ligue 1 comme en Ligue Europa. Aubameyang, bien que vieillissant, reste un atout offensif non négligeable. Ses statistiques parlent pour lui : 18 buts toutes compétitions confondues la saison passée, malgré un temps de jeu parfois réduit.
Conclusion : un pari raisonnable, une symbolique forte
L’OM frappe fort avec le retour d’Aubameyang et envoie un signal clair : le projet phocéen est basé sur la passion, l’identité et un savant dosage entre ambition et gestion. Le sacrifice financier réalisé par l’ex-Gunner est un acte qui fera date dans l’histoire récente du club. En temps de surenchères grotesques, Marseille joue la carte de la modération… et du sentiment.
Reste à savoir si ce pari séduira aussi sur les terrains. Dès septembre et l’entrée en lice en Ligue Europa, l’OM devra prouver que cette stratégie raisonnable mais ambitieuse peut rivaliser… y compris avec le géant parisien.