Alors que l’Olympique de Marseille entame sa saison 2025-2026 avec ambition, tous les projecteurs sont braqués sur ses nouvelles recrues comme Mason Greenwood ou Adrien Rabiot. Toutefois, certaines situations semblent moins limpides, notamment celle d’Azzedine Ounahi. Mis à l’écart par la concurrence et au cœur des discussions depuis son retour de prêt, le milieu marocain pourrait bien faire ses valises direction la Turquie.
Ounahi, victime du recrutement marseillais
Le mercato estival 2025 a encore une fois été animé sur la Canebière. Avec l’arrivée de Greenwood, prêté par Manchester United puis définitivement acheté par l’OM, la hiérarchie au poste de milieu offensif s’est brutalement figée. Adrien Rabiot apporte lui aussi un volume de jeu et une expérience internationale qui clichote les cartes au milieu de terrain.
Dans ce contexte, Azzedine Ounahi, revenu d’un prêt encourageant au Panathinaïkos (où il a disputé 29 matches toutes compétitions confondues pour 4 buts et 6 passes), semble faire partie des indésirables aux yeux du staff phocéen. Une situation d’autant plus regrettable que l’international marocain avait brillé lors de la Coupe du Monde 2022, suscitant de grands espoirs à Marseille.
Mais voilà : avec un profil trop similaire à celui de certains titulaires et une valeur de revente estimée à 12 millions d’euros, Pablo Longoria ne ferme pas la porte à un départ. D’autant plus si cela offre des marges de manœuvre financières pour renforcer d’autres postes sensibles, notamment la défense centrale.
Trabzonspor et Fenerbahçe poussent fort
Selon les informations d’Africafoot, c’est Trabzonspor qui aurait pris le dossier à bras-le-corps. Le club turc, 3e de Süper Lig lors de la saison 2024-2025 et engagé en Ligue Europa cette année, aurait revu son offre à la hausse après un premier refus marseillais. Les négociations seraient toujours en cours, mais une proposition plus proche des 12 millions d’euros évoqués par Longoria pourrait enfin faire fléchir la direction olympienne.
Fenerbahçe, dauphin du Galatasaray et équipe désormais entraînée par José Mourinho, n’aurait pas dit son dernier mot. Le technicien portugais, à la recherche de profils créatifs et endurants, garderait un œil attentif sur le dossier, surtout si le club stambouliote échouait à attirer sa cible principale au milieu.
Ce bras de fer entre deux géants turcs représente une réelle opportunité pour l’OM, non seulement de faire monter les enchères, mais aussi de se décharger d’un joueur dont le statut est devenu flou dans l’effectif marseillais.
Un départ stratégique pour Marseille ?
À l’heure où Marseille cherche à minimiser son déficit structurel et à conserver une marge suffisante pour répondre aux exigences de l’UEFA dans le cadre du fair-play financier, céder Ounahi pourrait s’avérer judicieux. Le joueur n’entre plus dans les plans de Jean-Louis Gasset (ou de son successeur si l’entraîneur devait être changé en cours de saison), et son transfert pourrait libérer des ressources utiles pour renforcer la ligne défensive ou attirer un ailier droit de métier.
Dans la rivalité permanente avec le Paris Saint-Germain, l’OM ne peut plus se permettre de conserver un effectif pléthorique et déséquilibré. Là où Paris multiplie les talents sur tous les postes, Marseille doit composer avec une stratégie différente, faite d’opérations intelligentes et de valorisation d’espoirs plus malléables.
Le deal avec un club de Süper Lig pourrait aussi présenter l’avantage de ne pas renforcer un concurrent direct dans les compétitions européennes, comme cela aurait pu être le cas avec un club de Liga ou de Serie A.
Quel avenir pour Ounahi ?
Le dernier mot revient désormais au joueur, dont le contrat court jusqu’en 2027. La Turquie pourrait être un tremplin pour relancer une carrière en perte de vitesse, dans un championnat dynamique et médiatiquement exposé. Reste à savoir si Ounahi sera séduit par Trabzonspor — souvent en course pour le titre mais moins glamour — ou par Fenerbahçe et ses ambitions européennes.
Une certitude : si l’OM veut redorer son blason cette saison en Ligue 1 et en Ligue Europa, il faudra gérer intelligemment son effectif. Et ça passe aussi par des départs comme celui d’Ounahi, devenus nécessaires, sinon inévitables.