2025-2026 s’annonce intense pour Mason Greenwood, entre Ligue 1, Ligue Europa et désormais ambitions internationales avec la Jamaïque. Après une saison étincelante avec l’OM (22 buts, 6 passes décisives), l’attaquant anglais d’origine jamaïcaine vient de faire une annonce fracassante : il représentera désormais la sélection de la Jamaïque. Un choix stratégique et symbolique, qui aura des répercussions tant pour son avenir que pour l’Olympique de Marseille.
Départ évité à prix d’or : l’OM sécurise son joyau
Courtisé cet été par Al-Nassr, où Cristiano Ronaldo fait encore parler la poudre, Mason Greenwood était au centre de toutes les rumeurs mercato. Selon Fabrizio Romano, le club saoudien a bien approché l’OM, mais la direction phocéenne a immédiatement posé ses conditions : pas moins de 100 millions d’euros pour envisager un transfert. À ce tarif-là, le club marseillais a clairement indiqué qu’il n’était pas question de brader son joueur phare, surtout après une saison 2024-2025 où Greenwood a été déterminant dans la qualification pour la Ligue Europa.
Dans un club où la rivalité avec le PSG ne cesse de se raviver, conserver Greenwood, c’est aussi une forme de réponse à l’hégémonie parisienne. Paris compte Kylian Mbappé et ses stars ? L’OM mise sur l’éclosion d’un Greenwood retrouvé, leader d’un projet offensif ambitieux porté par le coach Roberto De Zerbi.
Un nouveau maillot, une nouvelle destinée : Greenwood avec la Jamaïque
La surprise n’est pas venue d’un transfert, mais du choix de sélection. Longtemps éloigné des Three Lions, Greenwood ne portera pas à nouveau le maillot de l’Angleterre. La BBC a confirmé qu’il avait obtenu son passeport jamaïcain et entamé la procédure de changement de nationalité sportive. Dans les clous de la réglementation FIFA, il pourrait être aligné dès septembre 2025 avec la Jamaïque pour les qualifications de la Coupe du Monde 2026, contre les Bermudes et Trinité-et-Tobago.
Ce virage est tout sauf anodin. Écarté de la sélection anglaise depuis son apparition unique en 2020, et plombé par une image longtemps ternie par ses affaires judiciaires — classées sans suite — Greenwood rebondit là où on l’attendait peut-être le moins. Sous l’impulsion du sélectionneur Steeve McClaren, ex-Manchester United, la Jamaïque mise sur sa diaspora pour bâtir une équipe compétitive. L’arrivée de Greenwood, aux côtés de profils comme Rico Henry ou Tyrese Hall, donne une nouvelle dimension aux Reggae Boyz.
Quel impact pour l’OM dans la saison 2025-2026 ?
Pour l’Olympique de Marseille, ce choix international pourrait redistribuer les cartes sur deux plans essentiels : la gestion physique du joueur, et son exposition médiatique. D’un côté, Greenwood multiplie les compétitions avec l’enchaînement Ligue 1 – Ligue Europa – Éliminatoires internationaux. De l’autre, jouer la Coupe du monde avec la Jamaïque offrirait une visibilité mondiale à l’OM, club formateur de cette renaissance.
L’effet domino est stratégique : un Greenwood performant avec la Jamaïque, porté par une narration de rédemption, représente une aubaine marketing et sportive. C’est aussi une piqûre de rappel pour des recruteurs européens qui pourraient revenir à la charge dès l’été 2026.
Mais l’OM le sait : chaque sélection, chaque match international sera un risque supplémentaire. En cas de qualification, la Jamaïque pourrait priver le club de son attaquant star sur longue période en 2026. À charge pour De Zerbi d’intégrer cela dans sa rotation, tout en continuant d’exploiter l’efficacité clinique du joueur face aux défenses de Ligue 1 — et notamment celles du PSG, son grand rival – que Greenwood a déjà fait trembler.
Un duel indirect PSG – OM sur la scène internationale ?
Avec Mbappé et un vivier de Bleus stars, le PSG reste dans sa ligne tricolore. L’OM, en soutenant Greenwood jusque sur la scène jamaïcaine, joue une partition mondiale différente mais tout aussi audacieuse. Deux philosophies de développement s’affrontent. Si la Jamaïque franchit un cap avec Greenwood comme capitaine de route, l’OM pourra revendiquer un succès doublement symbolique : celui d’avoir redonné vie à un talent perdu… et de l’avoir propulsé sur la scène planétaire.