Le mercato estival 2025 bat son plein, et l’Olympique de Marseille continue de faire parler de lui. Si les supporters attendent toujours des renforts d’envergure pour la saison 2025-2026, c’est une affaire de départ qui agite la Canebière : le refus net de Pablo Longoria face à une offre grecque pour Azzedine Ounahi. Alors que l’OM cherche à alléger son effectif, le président marseillais a écarté sans hésitation une proposition de 8 millions d’euros du Panathinaïkos. Et ce choix en dit long sur la stratégie du club.
Ounahi, entre fulgurance au Mondial et échec marseillais
Recruté en janvier 2023 après un Mondial 2022 éblouissant sous les couleurs du Maroc, Azzedine Ounahi représentait alors une belle promesse pour l’avenir olympien. Mais deux ans plus tard, le constat est amer : malgré quelques éclairs, l’ancien joueur d’Angers ne s’est jamais réellement imposé dans l’entrejeu marseillais. En 2024-2025, c’est au Panathinaïkos qu’il a retrouvé des couleurs, avec une saison de haut niveau saluée par les supporters grecs qui l’ont élu joueur de l’année du club.
Problème : l’option d’achat alors fixée à 11,5 millions d’euros était hors de portée du club athénien. Résultat, les Verts ont tenté un retour à la charge avec une proposition plus modeste (5 M€ fixes + 3 M€ en bonus), selon La Provence. Mais Pablo Longoria, connu pour sa fermeté lors des négociations, ne compte pas solder les actifs marseillais à vil prix. Surtout quand l’OM cherche à rester compétitif sur la scène européenne et à exister face à son plus grand rival, le PSG.
Un cas stratégique dans un mercato sous tension
Le refus de l’OM n’est pas un simple caprice. Il s’inscrit dans une logique sportive et financière bien plus large. Longoria veut capitaliser au maximum sur un joueur qui dispose encore d’une belle cote, notamment grâce à sa visibilité internationale et sa prestation aboutie en Grèce. L’OM avait reçu une offre de 12 millions d’euros du Spartak Moscou, qui répondait parfaitement aux attentes du club phocéen. Mais cette fois-ci, c’est Ounahi qui a mis son veto, fermement opposé à un départ vers un championnat russe en pleine instabilité, comme l’indiquent les indiscrétions relayées par L’Équipe.
Gérone, prétendant séduisant de Liga, a bien tenté sa chance, mais en proposant environ 3 millions d’euros pour racheter 50 % des droits du joueur. Encore une fois, l’OM a fait front : pas question d’un montage financier dépréciant les intérêts olympiens.
En attendant, Ounahi, sous contrat jusqu’en 2027, s’entraîne avec la réserve de Romain Ferrier. Un choix fort qui envoie un message sans ambiguïté : à Marseille, ceux qui n’entrent plus dans les plans ne restent pas dans le groupe pro. Mais ils ne partiront pas non plus pour des miettes. À la lumière de la gestion des talents au PSG, où la direction n’hésite pas à maximiser les plus-values (on se souvient des ventes d’Ekitike ou Kurzawa), Longoria adopte une ligne similaire, exigeante mais lucide.
Quel avenir pour Ounahi à l’OM ?
Alors que Marseille s’apprête à disputer les barrages de l’Europa League avant d’éventuellement intégrer la phase de groupes, conserver un joueur comme Ounahi hors du groupe principal constitue une gestion à double tranchant. D’un côté, cela préserve une cohérence sportive dans un projet ressenti comme plus compétitif cette saison. De l’autre, il s’agit d’un actif immobilisé qui représente aujourd’hui un poids financier non négligeable.
L’avenir d’Ounahi reste donc suspendu à l’arrivée d’un club capable de satisfaire les exigences marseillaises. Dans un marché où les milieux créateurs sont recherchés, tout semble indiquer que des offres viendront. Mais l’OM, structuré et décidé à ne plus se soumettre aux diktats du mercato, tiendra bon tant que le prix ne reflète pas la véritable valeur du joueur selon ses critères internes. Une rigueur de gestion qui tranche avec les années passées… et qui pourrait enfin permettre à Marseille de retrouver une stabilité sportive et économique nécessaire pour concurrencer durablement le PSG.