OM : Adrien Rabiot se confie sans détour sur la rivalité avec le PSG

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’un des transferts les plus marquants de l’intersaison 2025, Adrien Rabiot, ancien Parisien désormais à l’OM, n’en finit plus de faire parler de lui. Dans un entretien accordé à La Provence, le milieu de terrain international français affiche une ambition assumée : rivaliser avec le Paris Saint-Germain, malgré le différentiel de moyens et de statut. Retour en profondeur sur ses déclarations, entre franchise, lucidité et esprit de conquête.

Un message fort : rivaliser avec le PSG malgré l’écart abyssal

Rabiot ne se voile pas la face : oui, le PSG – avec son budget pharaonique et ses stars internationales – domine la Ligue 1 sur le plan économique et structurel. Mais le joueur formé au Camp des Loges ne compte pas se contenter de jouer les seconds rôles. « L’objectif, c’est de réduire le gap entre eux et nous », affirme-t-il sans détour. Une déclaration qui résonne fort dans un championnat où l’OM peine à exister durablement face à l’hégémonie parisienne.

Alors que le PSG a encore une fois terminé la saison précédente avec un triplé national (Ligue 1, Coupe de France, Trophée des Champions), les ambitions de l’OM pour 2025-2026 sont claires : conserver sa place dans le top 3 et s’affirmer comme un acteur crédible sur la scène européenne. Pour Rabiot, ça passe par un travail acharné et une solidarité à toute épreuve : « Ce n’est pas avec un budget qu’on bâtit une équipe conquérante, mais avec une vraie mentalité. »

Marquer son empreinte à Marseille : un défi personnel et collectif

Arrivé durant le mercato estival 2025, Rabiot n’a pas mis longtemps à s’imposer comme un leader du vestiaire phocéen. Son expérience à la Juventus et en équipe de France pèse, surtout dans des moments où l’OM doit assumer son statut de prétendant au podium. Malgré un passé parisien qui aurait pu poser problème, l’accueil des supporters s’est révélé chaleureux. « Avant d’arriver, je me suis posé des questions », confie-t-il, conscient de la rivalité historique entre les deux clubs. « Mais j’ai vite vu que tout le monde voulait que je réussisse ici. »

Au-delà des déclarations, ses premières prestations au centre du jeu marseillais ont confirmé toute son importance dans le rôle de métronome. Sous les ordres de Roberto De Zerbi, dont la philosophie offensive commence à porter ses fruits, le natif de Saint-Maurice est l’un des moteurs d’un OM en quête de constance et d’identité.

Objectif Ligue des champions : ambition mesurée, mais assumée

Après une qualification accrochée lors de l’exercice 2024-2025, les Olympiens évolueront cette saison en Ligue des champions, une scène que Rabiot connaît bien. Et c’est justement ce type d’adrénaline que l’ancien Parisien était venu chercher au Vélodrome. « Vibrer dans des enceintes comme le Vélodrome, disputer les grandes compétitions », voilà ce qui le motive. À l’image d’un club qui veut s’extraire de la spirale des saisons en dents de scie pour enfin s’inscrire dans la durée en Europe.

Dans cette quête, la profondeur d’effectif et la gestion de la rotation seront des points clés. Rabiot, par son profil polyvalent et son volume de jeu, constitue un atout de choix pour enchaîner Ligue 1 et joutes européennes. Mais l’enjeu est également mental : ne pas se contenter de survivre en Ligue des champions, mais y exister pleinement.

Le PSG en ligne de mire malgré des moyens démesurés

Le message principal de Rabiot est clair : l’argent ne fait pas toujours la différence. Si le PSG peut s’appuyer sur un effectif XXL cette saison – avec des joueurs comme Mbappé, Barcola, ou encore Ugarte en forme – l’OM mise sur un collectif soudé, une ferveur populaire incomparable, et des valeurs de résilience. Ce sont ces atouts que Rabiot veut mettre en avant pour tenter de faire vaciller l’ogre parisien.

Le Classique, déjà programmé pour la 11e journée au Vélodrome, s’annonce électrique. Adrien Rabiot y sera particulièrement scruté, lui qui portera sûrement le brassard en l’absence prolongée de Valentin Rongier. Symbolique, certes, mais révélatrice d’un joueur qui a su se réinventer dans un environnement qui ne lui était pas acquis d’avance.

À Marseille, on ne promet pas des titres. On promet la guerre. Et dans ce combat, Adrien Rabiot est prêt.

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