Alors que le mercato estival 2025 bat son plein, l’Olympique de Marseille bouillonne d’activité. En quête de nouveaux renforts offensifs, le club phocéen voit sa ligne d’attaque évoluer à vitesse grand V. Au cœur de cette agitation : Jonathan Rowe, le jeune ailier britannique qui pourrait quitter la Commanderie plus tôt que prévu. Les clubs de Serie A, notamment l’Atalanta Bergame et le Bologna FC, suivent de près le dossier, laissant entrevoir une issue surprenante pour l’international U21 anglais. Décryptage d’un possible transfert qui pourrait rebattre les cartes à Marseille… et pimenter à nouveau la rivalité OM-PSG.
Un départ de Rowe : logique sportive ou erreur stratégique ?
Recruté lors de la saison 2024-2025 avec l’ambition de dynamiser les ailes marseillaises, Jonathan Rowe (21 ans) a montré des qualités intéressantes, sans pour autant s’imposer comme un indiscutable dans le onze phocéen. Sa vitesse, sa percussion et son apport offensif sont indéniables, mais l’Anglais a pâti d’une concurrence féroce et d’un manque de régularité dans ses performances.
Ce flou autour de son statut coïncide avec un mercato très actif pour le club méditerranéen. Sous l’impulsion du directeur sportif Medhi Benatia, l’OM multiplie les pistes offensives : Edon Zhegrova (Lille), Amine Adli (Bayer Leverkusen) ou encore des rumeurs autour de Bryan Gil, bien que ce dernier soit freiné par des problèmes physiques. Autant de signaux qui laissent penser que l’avenir de Rowe est plus incertain que jamais.
La Serie A comme tremplin ?
Selon TuttoMercatoWeb, l’Atalanta Bergame et le Bologna FC sont très intéressés par l’Anglais, notamment pour compenser le départ de Dan Ndoye vers Nottingham Forest contre un chèque de 42 millions d’euros. Le profil dynamique et jeune de Rowe correspond parfaitement aux standards des clubs italiens en quête de joueurs offensifs à fort potentiel.
Si Bryan Gil reste la priorité des deux clubs de Serie A, ses préoccupations médicales pourraient ouvrir un boulevard à Rowe. Bologne, qui ne cache pas son intérêt pour le Brésilien Wesley (Al-Nassr), place néanmoins Rowe en haut de liste parmi ses alternatives. Le coût du joueur marseillais, supérieur à celui de Gil, reste un frein, mais les options offensives dans le mercato européen se font rares… et précieuses.
Une place contestée à Marseille
Le cas Rowe soulève également la problématique de la gestion de l’effectif à Marseille. Malgré une préparation estivale jugée convaincante, le Britannique se retrouve barré par Igor Paixao, très apprécié par le staff et le public. Et l’arrivée probable d’un ailier supplémentaire viendrait encore réduire son temps de jeu.
Pour les supporters, voire certains observateurs, un départ de Rowe maintenant aurait un goût d’inachevé. Le joueur a encore une marge de progression significative, et son apport pourrait être précieux dans la rotation, notamment dans une saison aussi intense que 2025-2026, marquée par un retour de l’OM en Ligue des champions.
Et dans cette optique, chaque élément offensif compte pour faire face aux cadors européens… et à un Paris Saint-Germain encore dominateur en Ligue 1. Laisser partir Rowe pourrait s’avérer être, avec le recul, une faveur indirecte au rival parisien, qui ne manque jamais de profiter des faiblesses marseillaises.
Quel impact pour l’OM et ses ambitions européennes ?
Si Rowe venait à être vendu, cela libérerait une place et des fonds pour recruter un ailier plus expérimenté. Mais l’OM prendrait aussi le risque de voir exploser un talent ailleurs, comme cela a souvent été le cas avec certains anciens phocéens… et c’est une situation que les supporters redoutent. Dans une saison où chaque détail compte pour réussir sur la scène européenne comme en Ligue 1, la gestion de ce dossier par Benatia et le coach marseillais pourrait faire basculer l’équilibre offensif de l’équipe.
En milieu de mercato, l’OM joue une partie stratégique dans l’ombre : conserver Rowe et miser sur son potentiel ou capitaliser sur les offres italiennes et réinvestir ? Une chose est sûre : le prochain Clasico OM-PSG s’annonce encore plus électrique, et chaque décision de l’état-major marseillais pourrait y peser lourd.