OM : Longoria encense Ligue 1+ et appelle les fans marseillais à l’union sacrée

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Le président de l’Olympique de Marseille, Pablo Longoria, prend position en faveur de Ligue 1+, le nouveau service de diffusion lancé par la LFP. Un tournant stratégique capital pour lui, à l’heure où les clubs français cherchent une stabilité financière durable.

Un soutien franc à une plateforme cruciale pour l’avenir du football français

Depuis des années, la Ligue 1 navigue dans une incertitude chronique concernant la vente de ses droits TV. Après les fiascos concédés notamment avec Mediapro, Pablo Longoria salue la mise en place de Ligue 1+ comme un « reset stratégique ». Dans une publication détaillée sur LinkedIn, le patron de l’OM plaide pour une nouvelle ère, marquée par le contrôle direct des droits par la Ligue elle-même, avec une plateforme fluide et centralisée. Il évoque en ces termes la volonté d’avancer : « Ne pas se cacher et reconnaître ses erreurs, moi le premier, c’est déjà commencer à les corriger avec méthode et vision ».

Concrètement, 8 des 9 matchs de chaque journée de Ligue 1 seront disponibles sur Ligue 1+ ; seul le neuvième, en l’occurrence le fameux match du dimanche soir, continuera à être diffusé sur beIN Sports jusqu’en 2026. Canal+, autrefois artisan majeur de la visibilité du championnat, reste en retrait — un choix que Longoria n’hésite pas à regretter, exprimant une déception claire : « Il aurait été bénéfique de former un front commun ».

La plateforme permet à la LFP de fixer ses propres tarifs, de récolter directement les données des abonnés et donc de construire enfin un modèle économique viable… à condition que les fans suivent.

OM : Les supporters au cœur du modèle économique de demain

Ce nouvel écosystème, Longoria le veut intégré et durable. Il le répète : l’enjeu dépasse le simple confort du spectateur. Il s’agit d’un vrai pari économique sur la stabilité du football français. L’appel est clair : « Croire au football français, c’est s’abonner à Ligue 1+ ».

Pour le président olympien, le soutien des fans est primordial. Il souhaite les voir jouer un rôle actif dans la transformation du football hexagonal : « C’est une base qu’il faut optimiser pour prouver qu’un contrôle direct peut générer de la valeur durable pour tous les clubs ». Le message est fort : se désabonner ou pirater les contenus revient à plomber la santé financière des clubs… et donc à handicaper la compétitivité européenne de formations comme l’OM.

À l’évidence, cette initiative vise aussi à concurrencer indirectement des mastodontes comme le PSG, mieux dotés financièrement grâce à leurs revenus commerciaux. Pour Longoria, cette plateforme pourrait être un levier d’attractivité pour Marseille, dans l’optique de la saison 2025-2026 où le club vise fortement un retour dans le top 3 de Ligue 1, et une qualification pérenne pour les compétitions européennes.

Mais le président marseillais ne tombe pas dans l’angélisme : il souligne les dangers persistants, notamment celui du piratage, fléau qui coûterait « des centaines de millions d’euros » chaque saison à l’écosystème français. Sans un engagement massif des supporters et des acteurs à tous les niveaux, ce modèle pourrait lui aussi vite montrer ses limites.

Quel impact pour l’OM en 2025-2026 ?

Marseille joue gros cette saison. Engagé en Coupe d’Europe (probablement la Ligue Europa), et avec un effectif ambitieux restructuré sous la houlette du nouvel entraîneur choisi par Longoria, le club a besoin de revenus stables pour rester compétitif. En soutenant Ligue 1+, le boss phocéen espère également renforcer son pouvoir de négociation sur le marché des transferts.

Enfin, en termes d’image, Longoria projette l’OM comme un acteur responsable et engagé pour l’avenir du football professionnel — une manière aussi de se différencier du PSG, souvent jugé comme déconnecté des réalités économiques du championnat.

Si les abonnements à Ligue 1+ atteignent leurs objectifs, l’OM pourrait être un des grands bénéficiaires de ce modèle autosuffisant. Un enjeu qui dépasse donc le simple stade Vélodrome.

Une chose est sûre : à Marseille comme ailleurs, la balle est désormais dans le camp des supporters.

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