À quelques jours de la clôture du mercato estival 2025, l’Olympique de Marseille navigue entre tensions internes et offensives ambitieuses sur le marché anglais. Le club phocéen doit gérer le cas Rabiot, en délicatesse avec le groupe, tout en visant deux renforts majeurs : Oleksandr Zinchenko et Kobbie Mainoo. Analyse complète d’une fin d’été bouillante sur la Canebière.
Rabiot dans la tourmente : De Zerbi fixe les limites
Arrivé libre l’hiver dernier à Marseille, Adrien Rabiot ne s’est toujours pas totalement imposé comme un cadre indiscutable. Pire, le récent accrochage avec l’équipe à la suite du match contre Rennes a sérieusement terni son image à la Commanderie.
En conférence de presse, Roberto De Zerbi a clarifié sa position : « Rabiot, je lui ai conseillé d’aller voir le club, de s’excuser pour le geste qu’il a fait à Rennes […] Ce ne sont que des conseils. Je n’ai rien poussé pour mettre des personnes l’une contre l’autre. » (source : Conférence de presse OM, 21 août 2025).
Le message est limpide : le comportement du joueur ne sera plus toléré, et le technicien italien recentre la responsabilité sur l’ex-Parisien et son entourage. De Zerbi renvoie désormais la balle au club, qui devra trancher entre une mise à l’écart ou une résiliation anticipée du contrat. Un choix lourd de sens, notamment à l’aube d’une saison où l’OM ambitionne de retrouver une place sur le podium de Ligue 1 et de performer en Ligue Europa.
Mercato OM : Zinchenko et Mainoo, deux cibles ambitieuses en Premier League
Si la situation de Rabiot agite la presse, elle n’empêche pas la direction marseillaise de multiplier les pistes sur le marché anglais. L’objectif : muscler l’effectif pour permettre à De Zerbi d’imprimer sa patte, au moment où la course au titre, notamment face au PSG, s’annonce plus serrée que jamais.
Premier nom sur les tablettes : Oleksandr Zinchenko. Le latéral d’Arsenal, capable d’évoluer aussi au milieu, est vu comme un renfort polyvalent et expérimenté. Son vécu en Ligue des Champions avec les Gunners – et auparavant avec Manchester City – fait de lui un profil rare, idéal pour stabiliser le couloir gauche et soutenir Nuno Tavares, parfois fébrile défensivement.
Mais plusieurs obstacles ralentissent le deal. Zinchenko touche un salaire estimé à plus de 5M€ par an, bien au-dessus des standards olympiens. De plus, les tensions géopolitiques en Ukraine impactent l’agenda du joueur et les négociations avec son entourage (source : The Athletic, 20 août 2025).
L’autre cible, plus jeune, incarne une vraie promesse du football anglais : Kobbie Mainoo. Le milieu de terrain de Manchester United chercherait du temps de jeu après une saison 2024-2025 en dents de scie. De Zerbi voit en lui le potentiel parfait pour dynamiser l’entrejeu marseillais, surtout si Rabiot venait à quitter ou être écarté du groupe professionnel.
Mainoo, surnommé « le nouveau Pogba » par une partie de la presse britannique (Sky Sports, juillet 2025), serait suivi également par le RB Leipzig. L’OM compte sur la qualité relationnelle de son coach pour séduire le joueur, bien que Manchester United privilégierait un prêt sans option d’achat. Un défi de taille donc, mais un coup stratégique à réussir.
OM vs PSG : une stratégie opposée mais un objectif commun
Si Paris continue de faire parler sa puissance financière avec l’arrivée de Xavi Simons et le maintien de Kylian Mbappé, l’OM adopte une approche plus structurée, misant sur des profils élites en quête de rebond. L’acquisition de Zinchenko et de Mainoo pourrait clairement positionner Marseille comme un vrai outsider en Ligue 1, surtout si Rabiot est remplacé intelligemment.
Chaque fenêtre de transfert devient un épisode de la rivalité OM-PSG. Cette saison 2025-2026 ne fera pas exception, où chaque signature pourrait peser lourd dans la conquête du titre ou des places européennes. Tandis que Paris vise la Ligue des Champions, Marseille veut s’imposer comme un prétendant crédible, à la fois en C3 et en championnat.
La fin du mercato 2025 s’annonce donc décisive pour les Olympiens. Gérer les crises internes et réussir des coups sur le marché constitue un équilibre délicat. Une chose est sûre : avec De Zerbi aux manettes, l’OM ne manque pas d’ambition.