Troisième journée de Ligue 1, choc des Olympiques : l’OL et l’OM se retrouvaient au Groupama Stadium dans une ambiance électrique. Alors que l’OM visait un rebond après un début de saison poussif, cette rencontre face à un Lyon en quête de stabilité a fragilisé encore un peu plus les ambitions des hommes de Roberto De Zerbi. La défaite 1-0, aggravée par l’expulsion de CJ Egan Riley en première période, a laissé des traces. Leonardo Balerdi, loin de fuir ses responsabilités, a pris la parole pour endosser sa part d’erreur — un geste fort, chargé de frustration, mais aussi de lucidité.
Une expulsion qui a tout changé dans OL – OM
Dès la première mi-temps, le match a basculé. Sur une montée offensive, un accrochage entre Leonardo Balerdi et un joueur lyonnais fait monter la tension. CJ Egan Riley intervient violemment, récoltant un rouge direct et laissant l’OM à dix avant même la demi-heure de jeu. Dans la foulée, les Lyonnais prennent l’avantage, verrouillant ensuite le score jusqu’au coup de sifflet final. Le scénario est connu : en infériorité numérique et sous pression, l’OM s’est heurté à ses limites tactiques et mentales.
Mais c’est après la rencontre que Leonardo Balerdi a surpris. Interrogé au micro de Ligue 1+, le défenseur argentin n’a pas caché son ressenti : « Je prends la responsabilité de l’expulsion. C’est moi qui a commencé. Après, c’était dur. […] Il faut profiter de la trêve pour rester humble. » Un mea culpa rare, assumé, qui témoigne autant de la frustration du moment que de l’état d’esprit du vestiaire marseillais. Cette déclaration donne aussi un éclairage sur la dynamique interne du groupe en ce début de saison 2025-2026.
Un OM en quête de repères et sous pression
Cette défaite dans le duel des Olympiques souligne les maux d’un OM en pleine reconstruction. L’affaire Rabiot-Rowe en coulisses, les choix tactiques encore hésitants de De Zerbi, et un effectif remanié en profondeur cet été rendent le début de championnat instable. Face à l’OL, les Phocéens ont manqué d’agressivité positive et de maîtrise émotionnelle, deux éléments clés dans les matchs à haute intensité — surtout face à un rival direct dans la course aux places européennes.
Dans cette saison 2025-2026 où l’OM est engagé sur plusieurs fronts — Ligue 1, Coupe d’Europe et Coupe de France —, chaque faux pas peut être lourd de conséquences. Et pendant que le PSG affirme sa suprématie nationale avec un effectif plus homogène que jamais, les Marseillais n’ont pas le droit à l’erreur. L’expulsion de CJ Egan Riley n’est donc pas qu’un fait de jeu : elle questionne la discipline collective et la maturité de l’équipe.
Un message pour repartir plus fort ?
La trêve internationale arrive à point nommé pour calmer les esprits et analyser les failles. Le discours de Balerdi envoie un message clair : le vestiaire est conscient des manquements et prêt à se responsabiliser. C’est aussi un appel à l’unité dans une saison où les échéances s’enchaînent vite. Roberto De Zerbi, qui prône un football de possession exigeant, devra tirer des leçons de ce revers et mieux préparer ces rendez-vous cruciaux.
L’OM repartira avec un calendrier dense, notamment un déplacement à Rennes suivi d’un choc en Ligue Europa. Tous les feux sont donc braqués sur la réaction psychologique du groupe. Car pour ne pas laisser le PSG filer encore cette saison, les Marseillais doivent enclencher un cycle vertueux… et vite.
Oui, le Classique face au PSG reste dans toutes les têtes. Il est prévu pour novembre, mais c’est dès maintenant que se construit ce rendez-vous. Balerdi le sait : chaque geste, chaque mot, chaque match compte.