Depuis son arrivée sur la Canebière en juin 2024, Adrien Rabiot aura tout de même porté le maillot olympien à 27 reprises, alternant les prestations solides et des instants plus tendus. Ce lundi 1er septembre 2025 marque donc la fin d’un passage aussi court que tumultueux au sein de l’OM. Transféré officiellement à l’AC Milan, le milieu de terrain tricolore retrouve Massimiliano Allegri, son ancien entraîneur à la Juventus, avec l’ambition de se relancer dans un projet taillé pour la Ligue des Champions.
Un divorce inévitable après le clash de Rennes
Le point de rupture remonte à début août lors de la défaite de l’OM à Rennes (1-3). Selon plusieurs sources concordantes (L’Équipe, RMC Sport), une altercation violente entre Rabiot et Jonathan Rowe aurait éclaté dans le vestiaire après le match, menant à l’exclusion temporaire des deux joueurs par Roberto De Zerbi. Si Rowe a rapidement été transféré à Bologne, le cas Rabiot est devenu un casse-tête pour la direction marseillaise.
Dans une conférence de presse, Roberto De Zerbi avait pourtant laissé une porte entrouverte : « Rabiot a encore un avenir ici s’il accepte les règles du groupe. » Mais le président Pablo Longoria a été clair une semaine plus tard : « Aucune réintégration ne se fera sans excuses publiques du joueur. » Une condition que Rabiot n’a jamais remplie, préférant saisir une opportunité de haut niveau offerte par Milan.
Des conséquences directes pour le milieu de terrain de l’OM
Le départ d’un joueur de la trempe de Rabiot (30 ans, 48 sélections avec l’Équipe de France) laisse un vide dans l’entrejeu olympien. Aux côtés de Valentin Rongier et du jeune Eliesse Ben Seghir, l’ancien Parisien assurait la transition entre récupération et relance. Son remplacement devra être immédiat, surtout avec un calendrier infernal entre Ligue 1, Ligue Europa et Coupe de France. Selon RMC Sport, l’OM aurait déjà réactivé des pistes menant vers Thiago Almada (Atlanta United) et Hamed Traoré (Bournemouth), deux profils techniques et créatifs.
Le timing du transfert ne laisse que peu de marge de manœuvre : Pablo Longoria et le board vont devoir innover, peut-être en donnant davantage de responsabilités au prometteur Bilal Nadir ou en rappatriant un profil expérimenté libre de tout contrat.
Milan, un rebond logique pour Rabiot… et un possible duel à venir
Du point de vue de Rabiot, ce choix n’est pas anodin. Il retrouve un entraîneur qu’il connaît par cœur, dans un environnement moins sujet aux tensions médiatiques. À Milan, il participera à la Ligue des Champions 2025-2026, objectif qu’il n’aurait sans doute pas atteint avec l’OM cette saison. Un détail qui pourrait faire grincer des dents du côté du Vélodrome… surtout si le tirage au sort européen place l’AC Milan sur la route des Phocéens en Ligue Europa !
Et comment ne pas évoquer la dimension symbolique pour les fans du PSG ? Formé au Camp des Loges, Rabiot n’a jamais vraiment été oublié par les supporters parisiens malgré des adieux chaotiques en 2019. Son passage éclair à Marseille avait déjà soulevé les passions, son transfert à Milan devrait en calmer certaines… pour mieux raviver les animosités si les chemins européens se croisent.
Conclusion : un départ qui fragilise mais libère
Rabiot à Milan, c’est une page qui se tourne pour l’OM, dans un contexte déjà tendu entre objectifs sportifs élevés et ajustements d’effectif impératifs. Ce départ, douloureux sur le plan technique, pourrait néanmoins renforcer le vestiaire d’un point de vue mental. Débarrassé d’un élément conflictuel, De Zerbi pourra recentrer son groupe autour d’un projet collectif clair, basé sur l’intensité et la discipline.
Dans cette saison 2025-2026 où la moindre erreur coûte cher – notamment face à des rivaux directs comme le PSG qui semble déterminé à retrouver son trône – l’OM n’a plus de place pour les débats internes. Place au jeu. Et à une potentielle riposte sur le marché.