Leonardo Balerdi, un nom qui divise désormais le Vieux-Port. Le défenseur central de l’Olympique de Marseille, désigné intransférable l’été dernier, pourrait bien plier bagages dès cet hiver. En difficulté cette saison, l’Argentin est dans le viseur de la Juventus Turin. Décryptage d’un dossier brûlant qui enflamme la Commanderie.
Un début de saison 2025-2026 catastrophique pour Balerdi
À l’aube de cette nouvelle saison 2025-2026, Leonardo Balerdi devait s’imposer comme le leader défensif de l’OM. Capitaine à plusieurs reprises la saison dernière, il semblait avoir enfin trouvé sa stabilité dans l’axe marseillais. Mais les espoirs placés en lui se sont heurtés à une réalité bien plus amère.
Responsable indirect de l’exclusion de CJ Egan-Riley lors de la cinglante défaite à Lyon (3-1), Balerdi est depuis dans l’œil du cyclone. Christophe Dugarry ne s’est pas gêné pour le dire clairement sur RMC dans Rothen s’enflamme : « C’est exactement la définition du faux bon joueur… match après match, il y a des boulettes. »
Malgré ses qualités techniques balle au pied et une prestance certaine dans les relances, ses erreurs de jugement coûtent cher. Beaucoup trop cher pour un club qui vise un retour sur le podium de Ligue 1 et une place ambitieuse en Ligue Europa. Le Vélodrome gronde, et Roberto De Zerbi n’a plus d’obligations envers un joueur qui ne confirme pas. Surtout depuis l’arrivée de Benjamin Pavard et Nayef Aguerd, des renforts expérimentés qui réduisent considérablement son temps de jeu potentiel.
La Juventus Turin prête à relancer l’Argentin
En Italie, la situation de Balerdi n’est pas passée inaperçue. Selon Calcio Mercato, la Juventus Turin suit activement le joueur. Un intérêt qui n’est pas anodin, puisque l’actuel coach de la Juve n’est autre qu’Igor Tudor, ex-entraîneur de l’OM durant la saison 2022-2023. Le technicien croate connaît très bien le défenseur et pourrait vouloir le relancer dans un environnement tactiquement plus structuré, où ses qualités pourraient être davantage valorisées.
Le timing joue également en faveur du club italien. En quête de solutions pour renforcer sa charnière centrale — minée par les blessures et le manque de régularité —, la Juve voit en Balerdi un pari à faible coût dont Tudor connaît déjà les spécificités. D’après La Provence, même si l’Argentin garde une certaine cote auprès des dirigeants marseillais, le club phocéen ne s’opposerait pas forcément à son départ en cas d’offre satisfaisante.
L’OM peut-il se permettre de le laisser partir ?
Sur le plan purement stratégique, la question divise les supporters comme les observateurs. L’OM ne peut pas jouer sur tous les tableaux — Ligue 1, Ligue Europa et Coupes nationales — sans un banc solide en défense centrale. Si De Zerbi dispose maintenant de Pavard et Aguerd, l’hypothèse d’une blessure ou d’une suspension change très vite la donne.
La direction marseillaise devra aussi gérer habilement la dimension financière. Recruté pour environ 11 M€ en 2020, Balerdi pourrait rapporter une somme intéressante grâce à l’intérêt turinois. Une éventuelle vente permettrait à Pablo Longoria de renforcer d’autres secteurs (arrière gauche ou ailier droit), en vue de rivaliser à nouveau avec le Paris Saint-Germain sur la scène nationale. Car n’oublions pas : chaque point compte dans cette Ligue 1 où l’OM veut redevenir un véritable concurrent au PSG.
Vers une nouvelle dynamique défensive à Marseille ?
Cette possible rotation dans l’effectif symbolise un changement de cap. Avec De Zerbi à la baguette et une pression constante du Vélodrome, le message est clair : les performances dictent les statuts. Balerdi n’est plus intouchable. Et si son départ cet hiver se confirme, c’est toute l’organisation défensive marseillaise qui prendra un nouveau virage — possiblement plus rigoureux, plus expérimenté, mais aussi plus en phase avec les ambitions d’un OM européen.
À l’heure où Paris se renforce pour asseoir encore plus sa domination, l’OM n’a plus le droit à l’erreur. Chaque choix de mercato peut être décisif dans la quête d’un podium retrouvé… ou d’un nouvel échec européen.