Mercato OM : Aymeric Laporte, la cible fantôme de Longoria

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Depuis plusieurs semaines, les rumeurs enflaient autour d’une possible arrivée d’Aymeric Laporte à l’Olympique de Marseille. Le défenseur international espagnol, passé par Manchester City et récemment en poste à Al Nassr, semblait incarner le profil idéal : expérimenté, technique et doté d’un leadership naturel. Mais alors que Pablo Longoria et la direction olympienne s’activaient en coulisses pour renforcer l’arrière-garde de Roberto De Zerbi, le principal intéressé avait, de son côté, déjà acté un tout autre destin.

Laporte : le rêve marseillais réduit à néant

Pendant ce mercato estival 2025, l’OM avait fait de la solidité défensive une priorité absolue. Après une saison 2024-2025 en dents de scie, marquée par des errements défensifs et des blessures clés, la nécessité de recruter un patron de défense s’est vite imposée. Le nom d’Aymeric Laporte a logiquement fait surface, populaire auprès des supporters qui voyaient en lui l’équivalent phocéen d’un Marquinhos au PSG.

Mais dans une déclaration officielle lors de sa présentation au stade San Mamés, Laporte a été très clair : « Revenir à l’Athletic était mon seul objectif » (source : conférence de presse à Bilbao, 2025). Il a même informé Al Nassr de ce souhait dès l’ouverture du marché. Ni les offres financières, ni les arguments sportifs de clubs comme l’OM n’ont fait vaciller sa décision.

Un coup dur pour la direction marseillaise, qui voyait là une opportunité de marquer un grand coup sur le marché européen. En lieu et place, c’est l’Athletic Club qui rafle la mise, récupérant un joueur formé au club, motivé à rejouer la Ligue des Champions… et qui pourrait croiser le fer avec le PSG dès la phase de groupes.

Une stratégie à repenser pour Longoria

Pour Pablo Longoria, ce rejet n’est pas seulement une déception ponctuelle ; il souligne les limites actuelles du projet marseillais face à des attachements émotionnels ou des considérations historiques. Contrairement au PSG, capable d’attirer les plus grandes stars avec un carnet de chèques bien fourni et une structure ambitieuse, l’OM doit composer avec un effectif en reconstruction et un palmarès récent bien plus modeste.

Tout n’est pas perdu pour autant. Le refus de Laporte oblige maintenant Marseille à reconsidérer sa cellule de recrutement défensif. Des alternatives circulent, certaines en Ligue 1, d’autres à l’étranger. La saison 2025-2026, avec la Ligue des Champions comme objectif prioritaire, ne permettra pas d’erreurs de casting. Roberto De Zerbi, réputé pour sa rigueur tactique, attend des profils capables d’assimiler ses principes rapidement. L’échec Laporte doit donc être vécu comme une alerte plutôt qu’un fiasco.

Il faut aussi noter que, sur le plan médiatique, l’incapacité à finaliser de « gros coups » comme celui-ci alimente certains discours critiques à l’égard de Longoria, surtout dans une ville aussi passionnée que Marseille. En comparaison, le PSG continue d’attirer des profils de renom, renforçant davantage la rivalité entre les deux clubs. Et si l’OM veut vraiment rivaliser, même à distance, sur le terrain ou dans les coulisses, de tels échecs devront être vite transformés en opportunités.

Conclusion : un faux espoir révélateur

Loin d’être un feuilleton anodin, le non-transfert d’Aymeric Laporte au Vélodrome est révélateur de plusieurs faiblesses structurelles : attractivité sportive limitée, poids du sentiment d’appartenance, et concurrence accrue en Europe. S’il n’a jamais été proche de signer, son profil reste celui que Longoria devra tôt ou tard intégrer à l’effectif s’il veut donner à De Zerbi toutes les armes pour briller.

En 2025-2026, l’OM devra maintenir le cap malgré les déconvenues du mercato, reconstruire sa défense et surtout prouver sur le terrain que même sans Laporte, la solidité peut rimer avec ambition européenne… et pourquoi pas prendre un peu de revanche face au PSG en Ligue 1.

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