Liga : Le départ d’Ounahi relance sa carrière… et interroge l’OM

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Parti de Marseille dans la dernière ligne droite du mercato estival, Azzedine Ounahi vit un nouveau départ à Gérone en Liga. Et son premier match contre le Celta Vigo (1-1) a déjà mis tout le monde d’accord. Mais ce départ soulève aussi des questions du côté de l’Olympique de Marseille, où l’international marocain n’a jamais vraiment eu l’occasion de s’imposer. Retour sur une prestation éclatante… et un transfert qui pourrait faire regretter le club phocéen.

Un premier match plein de promesses en Liga

C’était l’une des questions de cette fin d’été 2025 : Ounahi allait-il réussir à relancer sa carrière en Liga après des mois d’irrégularité à l’OM ? La réponse semble déjà s’imposer. Titularisé d’entrée face au Celta Vigo, le Marocain a disputé 82 minutes pour sa première apparition avec Gérone. Il a touché 61 ballons – soit l’un des totaux les plus élevés de l’équipe – et a imprimé le tempo dans l’entrejeu espagnol. Positionné en numéro 10 derrière le duo Witsel-Iván Martín, il a multiplié les percées, décalages et combinaisons dans le dernier tiers.

Malgré une certaine déperdition (13 ballons perdus), ses prises d’initiatives ont dynamisé le jeu de Gérone, souvent trop stérile la saison passée. Son carton jaune en début de match n’a pas refroidi ses intentions, ni son engagement défensif. La sortie de Vanat (buteur) n’a pas empêché le Celta Vigo d’égaliser sur penalty à la 90e, mais Ounahi, lui, est ressorti avec les éloges de la presse locale et des observateurs de la Liga.

Le dossier Ounahi : une erreur stratégique de l’OM ?

Recruté en janvier 2023 par l’OM pour près de 10 millions d’euros après un Mondial 2022 mémorable, Ounahi n’a jamais vraiment trouvé sa place au Vélodrome. Son talent de créateur a été noyé dans un collectif souvent instable et bousculé par les changements d’entraîneurs. De Jorge Sampaoli à Igor Tudor, en passant par Marcelino jusqu’à Roberto De Zerbi cette saison, l’ancien angevin n’a jamais été un choix prioritaire. En mai dernier, il disputait son dernier match sous les couleurs olympiennes, avant d’être prêté en Grèce, au Panathinaïkos, où il a brillé (joueur de l’année 2024-2025 en Super League).

Son départ définitif dans les derniers jours d’août, pour un peu plus de 6 millions d’euros, a permis à Marseille d’alléger sa masse salariale, tout en incluant un pourcentage à la revente. Mais au vu de ses débuts à Gérone, le timing et les modalités de l’opération interrogent. Pourquoi l’OM n’a-t-il pas tenté une intégration plus poussée sous De Zerbi, réputé pour maximiser les profils techniques ? Est-ce une nouvelle erreur dans la gestion des jeunes à fort potentiel, comme celle de Nemanja Radonjic ou de Maxime Lopez par le passé ?

Un départ qui pourrait profiter à… Gérone et indirectement au PSG

À l’heure où le Paris Saint-Germain continue de dominer la Ligue 1 avec un effectif luxueux et une politique sportive parfaitement huilée, l’OM patine dans sa croissance structurelle. Le départ de joueurs comme Ounahi, mal exploités et revendus en dessous de leur valeur potentielle, renforce l’écart qui sépare Marseille de Paris. Car là où le PSG capitalise sur ses talents ou les prête intelligemment pour les valoriser, Marseille peine à optimiser ses actifs sportifs sur le long terme.

De plus, pour un club comme Gérone, satellite bien intégré au réseau de City Group, l’arrivée d’un joueur comme Ounahi pourrait faire exploser sa valeur d’ici quelques mois. Si ce scénario se confirme, le pourcentage à la revente négocié par l’OM pourrait s’avérer utile… mais insuffisant par rapport au potentiel initial du joueur.

Conclusion : un transfert à double tranchant

Ce premier match d’Azzedine Ounahi avec Gérone en Liga pourrait bien être le déclencheur d’une nouvelle ascension. Pour lui, c’est une libération, dans un championnat plus technique, plus ouvert, plus adapté à ses qualités. Mais pour l’OM, c’est peut-être une erreur stratégique de plus qui pourrait peser dans la balance en fin de saison, notamment si le club manque de créativité au milieu ou si Gérone réalise une plus-value importante dès 2026.

En attendant, le PSG et ses supporters observent avec distance ce nouveau feuilleton phocéen. Une chose est sûre : en Liga, Azzedine Ounahi n’a pas fini de faire parler de lui.

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