Le grand retour de l’Olympique de Marseille en Ligue des champions n’a pas tardé à offrir son lot de surprises. En déplacement au Santiago-Bernabéu pour affronter le Real Madrid, les Phocéens ont profité d’un coup dur immédiat pour les Merengue : la sortie sur blessure de Trent Alexander-Arnold dès la troisième minute de jeu.
Un coup du sort prématuré qui change tout
Ce 17 septembre 2025, l’OM lançait sa campagne européenne avec un choc XXL face au Real Madrid dans la capitale espagnole. Un rendez-vous que les supporters attendaient depuis plus de trois ans, puisque Marseille signait ce soir son grand retour en phase de groupes de Ligue des champions après une traversée du désert.
Mais à peine le match commencé, déjà un rebondissement de taille : Trent Alexander-Arnold, titularisé sur le flanc droit de la défense madrilène par Xabi Alonso, se blesse aux ischios-jambiers alors qu’il tente de sprinter en couverture. Un geste, une grimace, et l’Anglais touche immédiatement sa cuisse. Pas de doute, c’est sérieux. Résultat : le coach espagnol n’a d’autre choix que de le remplacer précocement par Dani Carvajal, pourtant ménagé au départ.
Ce changement prématuré bouleverse l’équilibre défensif du Real. Et face à un OM emmené par un Ismaïla Sarr en forme olympique et un Iliman Ndiaye en jambes, cette fragilité pourrait coûter cher, d’autant que la charnière centrale du Real, sans Rüdiger ce soir, manque déjà de repères.
Une entame de match sous haute tension pour l’OM
Si l’OM aurait pu profiter de cet événement pour prendre confiance, les premières minutes ont plutôt été marquées par une domination du Real. Dès la deuxième minute, Emiliano Rulli a frôlé le cauchemar. Le portier argentin, préféré à Pau Lopez cette saison par Roberto De Zerbi, manque une relance et faillit marquer contre son camp, sauvé de justesse.
Pire encore, Kylian Mbappé, fraichement transféré au Real Madrid en provenance du PSG cet été, a failli punir son ancien rival de Ligue 1 d’une action exceptionnelle. Sur un centre mal repoussé, l’ex-parisien enchaîne un retourné acrobatique qui passe à quelques centimètres du poteau. De quoi rafraîchir les ardeurs marseillaises rapidement.
Malgré cela, les Olympiens ont montré une certaine résilience. Arturo Vidal, capitaine d’un soir en l’absence de Veretout, multiplie les interventions autoritaires. En attaque, Aubameyang tente de faire jouer son expérience, bien que muselé par un trio défensif bien organisé autour de Nacho.
Des enseignements pour la suite de la campagne européenne
Ce coup dur pour le Real offre une fenêtre de tir pour l’OM, mais Roberto De Zerbi devra rapidement ajuster ses plans pour passer un cap à ce niveau. Car si les erreurs techniques persistent — à l’image de cette relance manquée de Rulli —, le niveau de compétition en Ligue des champions ne pardonne rien.
En termes d’intensité et de rythme, ce match pose déjà les bases d’un groupe difficile, dans lequel Marseille devra batailler pour viser la qualification en huitièmes. D’autant que le PSG, éternel rival, observe de près le rendement de son adversaire historique. L’affrontement entre Mbappé et l’OM sur la scène européenne ajoute une dimension symbolique forte : un symbole que le club phocéen cherche à transformer en moteur de revanche.
La blessure d’Alexander-Arnold, si elle affaiblit momentanément le Real, ne garantit rien pour les Marseillais. C’est à eux de hausser leur niveau de jeu, d’éviter les approximations techniques et de saisir la moindre opportunité. Les prochaines minutes de la rencontre nous diront si l’OM est capable de transformer cette aubaine en résultat positif.