OM – Real Madrid : les Tops et les Flops d’un choc riche en enseignements

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’attente était immense, l’affiche alléchante, et le spectacle fut à la hauteur. Pour leur grand retour en Ligue des Champions lors de la saison 2025-2026, l’Olympique de Marseille affrontait le Real Madrid au Santiago Bernabeu, un rendez-vous de prestige face à l’un des favoris de la compétition. Et les Phocéens n’ont pas démérité. Malgré la défaite (2-1), les hommes de Roberto De Zerbi ont montré du caractère dans un match où la moindre erreur se paie cash.

Gerónimo Rulli, muraille argentine face à l’armada madrilène

Si l’OM a pu croire en l’exploit, c’est en grande partie grâce à Gerónimo Rulli. Le portier argentin a signé une prestation taille patron, s’illustrant par pas moins de 10 arrêts décisifs. Dès les premières minutes, Rulli a été mis à contribution par Kylian Mbappé et Rodrygo. Il a notamment réalisé une claquette spectaculaire sur une tentative lointaine d’Aurélien Tchouaméni. Pleinement rassurant sur sa ligne, il a permis à l’OM de rester dans le match en première mi-temps, avant de s’incliner sur deux penalties transformés par Mbappé. Sans lui, l’addition aurait pu être nettement plus salée.

Weah incisif, Mbappé irrésistible

Autre top de la soirée : Timothy Weah. Titularisé par De Zerbi sur l’aile droite, l’international américain a d’emblée brillé par son réalisme. Sur la première occasion franche de l’OM, il crucifie Thibaut Courtois d’une frappe puissante et bien placée. Il aurait même pu doubler la mise quelques instants plus tard sans une belle intervention du gardien belge. Offensivement tranchant et capable de repli défensif important, Weah symbolise l’abnégation phocéenne dans un match de très haut niveau.

Côté madrilène, Kylian Mbappé a confirmé une fois de plus son statut de star planétaire. Auteur des deux buts sur penalty, provoquant l’un d’eux, le capitaine du Real Madrid a été omniprésent. Sa vitesse fulgurante et sa capacité à enchaîner les actions de classe mondiale ont mis à nu la défense marseillaise, notamment Benjamin Pavard. Face au club que le PSG aime tant détester, Mbappé n’a pas tremblé. Un message fort envoyé à ses anciens rivaux de Ligue 1.

Kondogbia et Pavard en difficulté, Carvajal dans la tourmente

Côté flops, le premier nom qui ressort est celui de Geoffrey Kondogbia. Placé à la récupération, le milieu marseillais a vécu une soirée compliquée. Très tôt dépassé par la vivacité du trio madrilène, il concède un penalty évitable juste avant la pause, relançant complètement le Real. En retard dans ses jaillissements et trop lent à l’organisation, son manque d’impact a fragilisé l’axe marseillais. Sorti à la 66e minute, il n’a jamais vraiment réussi à redresser la barre.

Benjamin Pavard, autre recrue estivale phare censée renforcer la solidité défensive, s’est quant à lui retrouvé en grande difficulté face à Rodrygo puis Mbappé. Pris de vitesse à plusieurs reprises, son placement a été approximatif sur l’action menant au penalty madrilène. Si la deuxième mi-temps a été un peu mieux maîtrisée, ses limites actuelles au très haut niveau européen ont été clairement exposées. Un constat inquiétant pour un joueur censé incarner l’expérience dans cette campagne européenne.

Enfin, dans le camp adverse, Dani Carvajal a offert un exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire lors d’un match tendu. Entré en jeu dès le début suite à la blessure d’Alexander-Arnold, il n’a jamais trouvé sa place. Débordé par Weah, fautif sur plusieurs offensives marseillaises, l’Espagnol a fini par perdre définitivement ses nerfs : un coup de tête incompréhensible sur Rulli lui a valu une expulsion logique après intervention de la VAR. Un geste qui aurait pu coûter cher à une équipe madrilène réduite à dix pour les dernières minutes.

Un OM en apprentissage, mais en progrès

Malgré la défaite, l’OM peut retenir du positif. Face à un prétendant au titre, les Olympiens ont su se montrer dangereux et organisés, mais la moindre erreur se paie au prix fort à ce niveau. De Zerbi devra rapidement corriger les faiblesses dans l’axe défensif et la gestion des temps faibles. Avec Manchester United et Galatasaray également dans ce groupe de la mort, chaque point vaudra cher.

Ce revers laisse l’OM 3e de son groupe après la première journée, derrière Madrid et Manchester. Mais rien n’est joué, et la solide prestation collective, emmenée par un Rulli impérial et un Weah percutant, donne de l’espoir pour la suite. Le duel permanent entre OM et PSG sur la scène nationale trouve ici un écho européen : les Marseillais savent désormais ce qu’il leur reste à faire pour rivaliser avec les grands.

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