OM : Le départ de Rabiot fait mal, Rongier amer, Milan s’en frotte les mains

Photo of author

Aricle écrit par Maxime Nauzit

Adrien Rabiot n’a pas traîné pour convaincre les tifosi rossoneri. Deux matchs, deux prestations taille patron sous les couleurs de l’AC Milan… et déjà une empreinte indélébile laissée sur la Serie A. Mais si l’Italie s’extasie, à Marseille, on grince des dents. Le départ de Rabiot de l’OM à l’été 2025 fait toujours l’effet d’une plaie ouverte, particulièrement chez un certain Valentin Rongier, visiblement marqué par cet épisode. Décryptage d’un transfert qui chamboule les équilibres, de la Canebière à San Siro.

L’AC Milan accueille un Rabiot déjà « monstrueux »

Engagé comme renfort stratégique lors du mercato estival, Adrien Rabiot savait qu’il était attendu au tournant. Et pour cause : son passage express à l’OM — qu’il avait rejoint libre — avait laissé entrevoir un potentiel d’impact immédiat, couplé à une expérience internationale rare. Résultat ? Deux titularisations, deux matchs pleins (notamment un tonitruant Milan – Udinese 3-0), et déjà un rôle de cadre dans l’entrejeu lombard.

Interrogé en conférence d’après-match, Marco Landucci, l’adjoint de Stefano Pioli, ne tarit pas d’éloges sur son nouveau milieu : « Rabiot ? Il a été monstrueux, tout simplement. Il transforme notre milieu. » (Source : beIN SPORTS, 20 septembre 2025). Une déclaration forte, qui en dit long sur l’empreinte du Français. Intraitable à la récupération, précieux dans la projection et parfois même décisif à la passe… Rabiot rayonne.

Un contraste saisissant avec l’instabilité qu’il a connue à Marseille, où malgré le soutien des supporters, son adaptation avait été freinée par des tensions en interne et une altercation avec Ailton Rowe, qui a marqué la fin de son aventure phocéenne.

Un départ qui laisse l’OM orphelin et Rongier amer

À Marseille, le départ de Rabiot est encore dans toutes les bouches. Notamment celle de Valentin Rongier, capitaine emblématique, qui s’est récemment confié à beIN Sports sur cette page douloureuse : « J’ai été triste pour le club, parce que pour moi tout est allé super vite. […] C’est regrettable pour le club, parce que je pense que toutes les parties ont été pénalisées. »

Des mots forts, et révélateurs d’un vrai malaise. Car au-delà du talent sportif perdu, c’est un coup dur pour la cohésion du vestiaire et les ambitions marseillaises en Ligue 1 comme en Ligue Europa. L’OM devait capitaliser sur son retour dans le top 3 lors de la saison 2024-2025, et l’arrivée de Rabiot faisait partie des pièces maîtresses de cette relance. Son départ prématuré remet en cause la profondeur de banc en vue des échéances européennes et pose la question du leadership au milieu.

À ce titre, la comparaison avec un effectif comme celui du PSG – où la gestion des talents est plus rodée – est cruelle. Là où Paris multiplie les alternatives de haut niveau, l’OM doit jongler avec les absences, les états d’âme… et désormais un vide à combler au cœur du terrain.

Quel impact sur la saison 2025-2026 pour l’OM ?

Sportivement, le départ de Rabiot affaiblit un OM déjà en reconstruction. Jean-Louis Gasset, fidèle à ses principes, mise désormais sur la polyvalence de Geoffrey Kondogbia et la montée en puissance de Bilal Nadir, mais le niveau de jeu en pâtit. Le rendement au milieu est moins stable, et les premières sorties en Ligue 1 l’ont confirmé, avec une irrégularité chroniquement marseillaise.

À long terme, cette perte relance les inquiétudes sur la capacité de la direction marseillaise à conserver ses éléments forts. Rabiot ne restera pas qu’un épisode. Il incarne un vrai cas d’école sur la gestion du vestiaire, et montre combien un club comme l’OM – à la différence du PSG – doit encore maîtriser ses transitions sportives et humaines pour viser la régularité au plus haut niveau.

En attendant, les Rossoneri savourent. Et à Marseille, on regrette. Amèrement.

Laisser un commentaire