Le feuilleton de l’été 2025 à l’Olympique de Marseille s’est soldé par une perte aussi inattendue que brutale : Adrien Rabiot a quitté le Vieux-Port pour s’envoler vers la Serie A, direction l’AC Milan. Moins d’un mois après son départ, l’international français brille déjà en Italie, au point d’être qualifié de « magistral » par la presse transalpine. Retour sur un transfert qui fait grincer des dents sur la Canebière, et qui pourrait avoir un impact lourd de conséquences pour la saison 2025-2026.
Un passage éclair à Marseille, mais une influence majeure
Lorsqu’Adrien Rabiot a signé librement à l’OM à l’été 2024, nombreux étaient ceux qui doutaient de cette union entre un ex-parisien et le club rival. Pourtant, le joueur formé au PSG avait rapidement fait taire les critiques. Sous les ordres de Roberto De Zerbi, il s’était imposé comme un maillon essentiel dans l’entrejeu marseillais, capable de dicter le tempo, d’enclencher la transition offensive et de stabiliser le bloc défensif.
Durant la saison 2024-2025, Rabiot a disputé 30 matchs de Ligue 1, délivrant 5 passes décisives et marquant à 3 reprises. En Ligue Europa, il fut également décisif avec 2 buts importants lors de la phase à élimination directe. Sur le plan tactique, De Zerbi avait bâti un milieu à trois complémentaire, pivoté autour de Rabiot, toujours juste dans ses orientations et très présent dans les duels.
Un départ précipité, un coup dur pour De Zerbi
Malheureusement, l’idylle a tourné court. À la suite d’un accrochage musclé avec Jonathan Rowe lors d’une séance d’entraînement polémique au mois d’août, les dirigeants marseillais – déjà échaudés par certains conflits internes – ont décidé de forcer son départ. Dans les dernières heures du mercato, l’AC Milan saute sur l’occasion pour récupérer un joueur encore affûté et prêt à enchaîner.
Rabiot n’a pas perdu de temps pour briller aux côtés de Luka Modric. En deux matchs, il a déjà livré une passe décisive et remporté 15 duels, devenant même l’un des meilleurs récupérateurs de Serie A en ce début de saison. « Le travail magistral de Rabiot avec Modric effraie les autres grandes équipes », écrivait récemment La Gazzetta dello Sport, preuve que son impact va bien au-delà des frontières françaises.
Quelle suite pour l’OM sans son patron du milieu ?
La perte de Rabiot laisse un vide palpable au cœur du jeu marseillais. Malgré l’arrivée d’Abdoulaye Doucouré en provenance d’Everton et la montée en puissance de Boubacar Kamara revenu de blessure, l’équilibre tactique voulu par De Zerbi semble rompu. Si l’OM a remporté difficilement son premier match de Ligue 1 face à Nantes, il a affiché des lacunes criantes dans la gestion du tempo et la relance rapide.
Dans cette saison 2025-2026 où l’OM est engagé sur trois fronts – Ligue 1, Ligue Europa et Coupe de France – le départ de Rabiot pourrait coûter très cher. En championnat, où la lutte s’annonce acharnée avec le Paris Saint-Germain plus armé que jamais (Mbappé, Vitinha, Zaire-Emery toujours plus influents), Marseille n’a pas le droit à l’erreur. En Europe, le manque d’un moteur technique au milieu pourrait se faire cruellement sentir dans les matchs couperets.
Surtout, ce revers est aussi symbolique. Perdre un ancien Parisien devenu un pilier de l’équipe, c’est aussi envoyer un message : l’OM peine encore à conserver ses cadres dans la durée. Pendant ce temps, le PSG, lui, verrouille ses talents et attire les regards européens. Une différence de stratégie qui, sur le moyen terme, peut marquer un véritable tournant dans la rivalité PSG-OM.
Conclusion : un coup de maître pour Milan, un avertissement pour Marseille
Alors que l’AC Milan savoure déjà les débuts réussis de son nouveau numéro 8, les supporters marseillais, eux, nourrissent des regrets. Adrien Rabiot, qui devait être un des leaders d’un groupe en pleine mutation, s’est évaporé dans des circonstances floues. Si l’OM veut rester compétitif cette saison, une chose est claire : il faudra trouver vite une nouvelle colonne vertébrale au milieu, sans quoi le rêve de rattraper un PSG dominateur risque de s’éloigner encore un peu plus.