OM-PSG : Marseille fait plier la LFP, tensions explosives autour du report du Classique

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Le Classique entre l’OM et le PSG, initialement prévu lors de la 10e journée de Ligue 1 Uber Eats 2025-2026, a pris une tournure aussi politique que sportive. Entre tensions avec la LFP, règlement brandi comme une arme juridique et rivalité exacerbée avec Paris, le club marseillais s’est illustré sur un nouveau front.

Un report sous haute tension pour OM-PSG

Le choc OM-PSG est toujours un événement à part dans le championnat de France, et cette saison 2025-2026 n’a pas dérogé à la règle. Initialement programmé pour le dimanche 29 octobre, le match a été reporté au lundi 30 octobre à 20h, en raison des fortes intempéries ayant frappé Marseille. Jusque-là, logiquement encadré par le règlement de la Ligue de Football Professionnel (LFP).

Mais voilà, ce lundi correspondait aussi à la tenue de la prestigieuse cérémonie du Ballon d’Or, installée à Paris. Une édition à fort enjeu pour le PSG puisque plusieurs de ses joueurs, dont Ousmane Dembélé, figuraient parmi les favoris. C’est donc sans surprise que la LFP souhaitait éviter la concurrence directe entre l’événement mondial et le Classique français, l’une des affiches les plus attendues de la saison.

En coulisses, la tension monte. Selon L’Équipe, la LFP a proposé un report au mardi, proposition catégoriquement refusée par l’OM. Le club phocéen s’est appuyé sur l’article 548 du règlement, qui stipule qu’un match interrompu ou annulé pour cause météorologique doit être joué le lendemain, sauf circonstances exceptionnelles. L’OM est allé plus loin : une remise en cause de cette règle aurait entraîné un recours juridique immédiat.

Résultat ? La LFP a cédé. Le Classique s’est joué le lundi 30 octobre, en même temps que l’annonce du Ballon d’Or 2025. Un bras de fer gagné par l’OM sur le terrain juridique, mais qui accroît les tensions avec la Ligue… et met le feu à sa rivalité avec le PSG, frustré par la médiatisation concurrente du match et de l’événement mondial.

OM-LFP : la fracture se creuse encore

Ce nouvel épisode vient renforcer une fracture de plus en plus visible entre l’Olympique de Marseille et la LFP. Déjà lors de la semaine du 25 octobre, l’OM avait demandé le report de son match contre Lens, prévu seulement trois jours après un déplacement européen délicat à Lisbonne. Là encore, la Ligue avait refusé, justifiant sa décision par l’intégrité du calendrier général de la Ligue 1.

Mais à Marseille, on voit les choses autrement. Le club estime être mal considéré par la LFP et déplore un traitement inéquitable par rapport à d’autres clubs, dont le PSG. Cette perception alimente la posture de défiance incarnée par Pablo Longoria, président de l’OM, et Frank McCourt, propriétaire du club. Les relations entre Longoria et Vincent Labrune, président de la LFP et ancien dirigeant de l’OM, sont aujourd’hui au plus bas. Selon plusieurs sources concordantes, Marseille a rejoint le camp des opposants à Labrune, aux côtés du RC Lens dirigé par Joseph Oughourlian.

Cet affrontement politique pourrait impacter plusieurs dossiers chauds de la saison, y compris le calendrier des matchs, les répartitions des droits TV ou encore le poids de l’OM dans les décisions de gouvernance du football français. À court terme, une telle dynamique pourrait également affecter les performances sportives en Ligue 1 et en Ligue des Champions, où Marseille ambitionne une qualification en huitièmes de finale après une phase de poule engagée tambour battant.

Face au PSG, ce bras de fer n’a pas seulement révélé une lutte de dates : il a mis au jour deux philosophies opposées d’un football français tiraillé entre puissance économique (Paris) et culture de résistance (Marseille). Dans ce duel d’influence, le match s’est tenu, mais la saison promet encore bien des rebondissements entre les deux géants du football hexagonal.

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