OM : Après la victoire contre le PSG, De Zerbi impose une rigueur implacable à son vestiaire

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’Olympique de Marseille a fait vibrer le Vélodrome avec une victoire pleine de caractère face au Paris Saint-Germain, mais Roberto De Zerbi refuse toute euphorie excessive. Malgré la ferveur d’un succès historique, l’entraîneur italien ne veut rien laisser au hasard dans cette saison 2025-2026 cruciale. Décryptage de la stratégie impitoyable de De Zerbi après le choc face à Paris.

Une victoire historique face au PSG, mais la tête déjà ailleurs

Lundi soir, sous les projecteurs d’un Vélodrome incandescent, l’OM a dompté le PSG (1-0), dans un Classique électrique qui restera comme l’un des temps forts de la saison. Ce succès face au grand rival parisien, leader du championnat et favori déclaré à sa propre succession, a ravi les supporters mais aussi mis en lumière la montée en puissance du projet marseillais. « On a fait un gros match, avec une belle première mi-temps », s’est félicité De Zerbi après la rencontre (source : conférence de presse d’après-match, diffusée sur le site officiel de l’OM).

Mais très vite, le technicien a refroidi l’ambiance. « On n’a rien fait jusqu’ici. Le match le plus important, c’est vendredi à Strasbourg », a-t-il martelé. L’entraîneur italien sait pertinemment que battre le PSG ne garantit rien sur le long terme, surtout dans une course au podium où chaque point comptera. C’est aussi un message fort envoyé à ses joueurs mais également au vestiaire parisien : à Marseille, on ne célèbre pas trop longtemps.

Une exigence de tous les instants : De Zerbi monte le ton

Roberto De Zerbi ne cache pas ses ambitions. Depuis son arrivée, il a insufflé une nouvelle culture de travail à l’OM, plus rigoureuse, plus stratégique. Après avoir exposé les lacunes du groupe lors de la défaite en Ligue des Champions face à l’Atlético Madrid, il utilise désormais la victoire contre Paris comme vecteur de discipline. Sa phrase est limpide : « Si c’est pour battre Paris et ensuite arriver en claquettes à Strasbourg, cela veut dire qu’on n’est pas prêts ».

Pas de baignade dans l’euphorie donc. « J’ai déjà menacé les joueurs et ils le savent », a-t-il lancé avec fermeté. À Marseille, le message est clair : chaque victoire doit être suivie par un effort encore plus grand. À l’heure où Paris semble continuer sa domination sur le football hexagonal malgré quelques accrocs européens, De Zerbi veut montrer que son OM n’est pas une équipe d’un soir.

Un groupe talentueux mais perfectible

« Quand je vois les joueurs qu’on a sur le terrain, je me dis que l’équipe est forte ! », a déclaré De Zerbi en conférence de presse. Sur le papier, l’effectif olympien a fière allure. Entre la solidité de Mbemba en défense, le dynamisme retrouvé de Veretout au milieu et la percée spectaculaire de Moumbagna en attaque, l’équipe marseillaise séduit par son équilibre tactique. Mais l’Italien veut désormais de la régularité, la clé pour espérer rivaliser avec un PSG aux ressources presque illimitées et à la profondeur d’effectif impressionnante.

La gestion de l’après-victoire face à Paris pourrait bien être un tournant. En Ligue 1 comme en Europe, l’OM doit éviter les montagnes russes émotionnelles. Le prochain match à Strasbourg en est déjà un test grandeur nature : capacité à enchaîner, à gérer la pression, à construire enfin une dynamique.

L’impact sur la saison : relancer la machine marseillaise

Avec cette victoire face au PSG, l’OM se repositionne dans la course à la Ligue des Champions. Mais pour maintenir cette ambition, il faudra éviter les pièges habituels : manque régularité, gestion émotionnelle post-grands matchs, profondeur de banc. Si De Zerbi parvient à faire de cette victoire un tremplin plutôt qu’un aboutissement, alors Marseille pourrait bien devenir, cette saison, le véritable concurrent au PSG en Ligue 1 — ce que bien peu de clubs parviennent à faire sur la durée.

En somme, De Zerbi mène une révolution invisible mais cruciale à Marseille : celle du mental. Loin des discours lyriques, il impose une rigueur digne des plus grands clubs européens. Et c’est peut-être là, plus que sur le terrain, que se joue l’avenir du football marseillais version 2025-2026.

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