Après son exploit retentissant contre le PSG, l’Olympique de Marseille dispute un choc européen face à Strasbourg lors de la 6e journée de Ligue 1 2025-2026.
Un sursaut attendu après l’euphorie du Classique
Cinq jours après avoir terrassé le Paris Saint-Germain (2-1) dans un Vélodrome incandescent, un premier succès dans le Classique au Vél’ depuis 2011, l’OM de Roberto De Zerbi voulait poursuivre sur cette lancée. Mais le déplacement à Strasbourg s’annonce bien plus complexe qu’il n’y paraît. Avant même de penser à la Ligue des Champions et à l’Ajax Amsterdam, les Olympiens devaient d’abord affronter une équipe alsacienne ambitieuse et métamorphosée par un mercato XXL à plus de 100 millions d’euros.
Face à des Strasbourgeois en pleine reconstruction sous la houlette du directeur sportif Frédéric Neraudau, Marseille a eu du mal à imposer son jeu. Pourtant, l’enjeu est immense : accrocher le Top 3 de Ligue 1 et valider une dynamique gagnante dans cette saison 2025-2026 qui s’annonce comme un tournant pour le club phocéen.
Du solide à Strasbourg, mais un OM trop stérile
Le Racing Club de Strasbourg a montré du répondant, à l’image de ses nouvelles recrues, comme Emanuel Emegha, qui pensait avoir ouvert le score à la 34e minute sur une contre-attaque éclaire. Mais son but a été logiquement refusé pour un hors-jeu (source : beIN Sports).
Du côté de Marseille, la frustration prédomine à la pause. Bien que le pressing semble mieux huilé qu’en début de saison, la justesse technique manque cruellement dans les 30 derniers mètres. L’animation offensive proposée par De Zerbi, centrée sur un jeu de possession rapide et décalages sur les ailes, s’est heurtée à une défense strasbourgeoise compacte. Les nombreuses tentatives de centres – près de 12 dans le premier acte – n’ont pas trouvé preneur, et cela met en relief l’absence d’un véritable point d’appui dans la surface.
Les performances individuelles à la mi-temps restent mitigées : Iliman Ndiaye peine à exister entre les lignes, Kondogbia apporte du volume mais manque de verticalité, tandis que Luis Henrique semble toujours chercher ses repères. Avec un score nul et vierge à la pause (0-0), tout reste à faire.
Un tournant psychologique et stratégique
Ce match est davantage qu’un simple duel de Ligue 1. C’est une rencontre qui teste la concentration et la consistance mentale des Olympiens. Enchaîner après une victoire historique face au rival parisien est souvent un piège. Trop d’équipes ont échoué à confirmer après un Classique. L’OM est attendu au tournant : la capacité à gérer les temps faibles, à retrouver rapidement la verticalité quand nécessaire, et surtout à concrétiser ses temps forts sera la clé.
Ce match permet également d’évaluer la profondeur d’effectif avant d’entrer dans le lourd calendrier européen. Si Marseille cale à Strasbourg, cela soulignera le besoin d’un renfort offensif dès le mercato d’hiver. Car face aux défenses resserrées, la stérilité actuelle devant le but pourrait coûter cher en Ligue 1 comme en C1.
Et maintenant ?
À la reprise, les choix de Roberto De Zerbi seront scrutés : un passage en 4-2-3-1 pour densifier le milieu ? L’entrée possible de Faris Moumbagna pour peser davantage physiquement ? Ou une montée en puissance de Jonathan Clauss sur son couloir droit ? Ces ajustements seront cruciaux. Cette deuxième période à la Meinau, plus engagée, pourrait bien servir de révélateur de la vraie ambition marseillaise cette saison – dans une Ligue 1 où Paris, Lyon, Lens ou Nice ne lâchent rien. Et surtout, où toute rechute serait aussitôt moquée par la capitale.
Une chose est certaine : l’OM, s’il veut confirmer son statut de rival crédible au PSG sur toute la saison, devra montrer un tout autre visage au retour des vestiaires.