Le Classique OM – PSG de ce début de saison 2025-2026 a laissé des traces, et pas seulement sur le terrain. Après la victoire intense des Phocéens face au Paris Saint-Germain (1-0), Medhi Benatia, directeur du football de l’Olympique de Marseille, a pris la parole dans la presse italienne avec une franchise rare. Dans un entretien accordé au Corriere dello Sport, le dirigeant marseillais a livré une analyse musclée sur le rapport de force entre l’OM et le PSG.
Une victoire contre le PSG au parfum de révolution
Ce 1-0 arraché au Vélodrome face au PSG n’était pas qu’un simple succès de plus pour l’OM en Ligue 1. C’était un signal fort, un acte de foi qui relance les ambitions olympiennes. Pour Medhi Benatia, cette victoire représente un tournant dans le projet marseillais : « C’était le plus beau jour depuis que je suis ici », confie-t-il au média italien. Il décrit une ville en liesse, une ferveur populaire qui transcende tout, des quartiers Nord aux travées du Vélodrome.
Le directeur du football n’a pas manqué d’évoquer la dimension sociale forte de l’OM, souvent opposée à l’image plus lisse et marketing du PSG : « Des gens choisissent d’acheter le survêtement de l’OM plutôt que de manger. » Cette déclaration, bien plus qu’une simple figure de style, illustre un attachement viscéral, que Benatia place au cœur du projet marseillais.
Un milliard d’euros contre l’ADN marseillais
C’est une phrase qui a déjà fait le tour des réseaux : « Nous parlons d’une équipe qui a dépensé un milliard d’euros, vous vous rendez compte ? ». Avec cette sortie, Medhi Benatia met le doigt sur le principal sujet de discorde entre Marseille et Paris : la différence colossale de moyens.
Le PSG, toujours favori en Ligue 1 et armé pour briller en Ligue des Champions, reste la montagne à gravir pour Marseille. Mais Benatia y croit : « Si le PSG fait un faux pas, l’OM doit être prêt à en profiter. » Une philosophie qui rappelle celle de Roberto De Zerbi, coach de l’OM depuis l’été 2025, et qui avait annoncé vouloir “combattre le pouvoir parisien” dès sa présentation au club.
Benatia, loin de nier l’hégémonie parisienne, appelle au travail, à l’abnégation et à une forme de sur-performance : « Si pour gagner un match il faut travailler 1, pour gagner un titre face au PSG il faut travailler 10. » Une formule qui résonne dans les couloirs du Commanderie comme un cri de guerre.
Le respect du talent, l’envie de victoire
Si la rivalité OM – PSG s’intensifie, Benatia reste lucide sur les qualités de son adversaire. Il a notamment salué le talent d’Ousmane Dembélé, pièce maîtresse du PSG version 2025-2026 : « Je le connais depuis longtemps… Si quelqu’un est fort, il est fort. »
Une déclaration qui montre la hauteur de vue du dirigeant, plus obsédé par la compétitivité de son équipe que par les clashs stériles. Sa mission : bâtir une équipe capable de rivaliser avec les cadors, non par les moyens, mais par le caractère et l’identité. Un discours qui galvanise les supporters et redonne un souffle de fierté aux couleurs bleu et blanc.
Quel impact sur la saison 2025-2026 ?
En battant le PSG, l’OM a envoyé un message à tous ses concurrents : ce club est de retour dans la cour des grands. Ce succès pourrait être le déclencheur d’une dynamique favorable dans une saison où Marseille joue sur plusieurs tableaux : Ligue 1, Ligue Europa et Coupe de France. Le discours musclé de Benatia n’est pas destiné uniquement à Paris, mais à l’ensemble du championnat.
Reste à savoir si cette intensité pourra être maintenue sur la durée. Car battre Paris une fois, c’est un exploit ; les suivre ou les dépasser sur 38 journées, un tout autre défi. Le projet marseillais version Benatia – De Zerbi semble pourtant taillé pour créer la surprise. Paris est prévenu.