OM : la gestion tactique de De Zerbi rassure malgré les difficultés de Gouiri

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Malgré l’absence de Roberto De Zerbi sur le banc, suspensu pour ce déplacement à Strasbourg, l’Olympique de Marseille a su arracher une précieuse victoire 2-1 à la Meinau, poursuivant ainsi sa série positive en Ligue 1 2025-2026. Mais si l’on retient le résultat final, la prestation d’Amine Gouiri soulève des questions autour de l’animation offensive phocéenne. Faut-il s’inquiéter pour le rendement de l’ancien Rennais ? Décryptage d’un match révélateur des forces et faiblesses de l’OM.

Amine Gouiri en panne, De Zerbi temporise

Débarqué l’été dernier avec l’étiquette d’un joueur capable d’apporter créativité et efficacité, Amine Gouiri traverse une période de doute. Aligné titulaire face à Strasbourg, l’attaquant formé à l’OL a eu plusieurs opportunités en première période, mais a manqué de tranchant. L’inefficacité de l’OM dans les 45 premières minutes a permis aux Strasbourgeois d’ouvrir le score peu après la pause, profitant d’une baisse d’intensité marseillaise.

Mais alors que les critiques commençaient à fleurir en tribunes et sur les réseaux sociaux, Roberto De Zerbi a coupé court à toute polémique en conférence de presse. Questionné sur le rendement de Gouiri et la concurrence avec Pierre-Emerick Aubameyang, le technicien italien a été clair : « Il n’y a pas de problème. La concurrence est positive. J’essaie de faire des choix en fonction des conditions physiques et de la physionomie du match » (source : conférence de presse d’après match). Un discours protecteur, destiné à renforcer la cohésion dans un effectif appelé à jouer sur plusieurs tableaux cette saison, notamment en Ligue Europa.

Des remplaçants décisifs, symbole d’un OM en maturation

Si Gouiri n’a pas su peser, c’est le banc olympien qui a fait basculer la rencontre. Entrés en cours de jeu, Aubameyang, Emerson, Greenwood, Vaz et Pavard ont injecté une nouvelle dynamique. Le but de l’ancien attaquant d’Arsenal a non seulement égalisé, mais aussi reboosté une équipe en manque de solutions offensives dans le jeu placé.

Ce tournant met en lumière l’une des grandes forces de l’OM version De Zerbi : sa capacité à changer de visage en cours de match. L’entraîneur italien, malgré son huis clos depuis les tribunes, a su orchestrer — par l’intermédiaire de son staff — une réorganisation tactique salvatrice. Une profondeur de banc qui pourrait bien faire la différence face au PSG lors du prochain Classique, où chaque détail comptera dans une saison où les deux clubs poursuivent leurs ambitions continentales.

Une dynamique collective solide avant l’Europe

Face à une jeune équipe strasbourgeoise « très forte, avec une identité claire et beaucoup de courage », comme l’a reconnu De Zerbi, ce succès démontre aussi que l’OM n’est plus dépendant d’un seul homme. L’intensité mentale affichée dans les dernières minutes, la capacité de réaction et la solidarité défensive suggèrent que le club phocéen construit enfin une vraie identité d’équipe.

Cette solidité sera essentielle à l’approche du retour des compétitions européennes. Le Vélodrome s’apprête en effet à vibrer pour le premier match de poules de Ligue Europa 2025-2026, et cette confiance accumulée sera une arme non négligeable face à des adversaires plus rodés tactiquement.

Un début prometteur mais prudent

Trois victoires d’affilée, un banc mobilisé, un entraîneur en parfaite maîtrise de ses choix : l’OM version De Zerbi progresse. Mais l’Italien refuse pour autant de s’emballer : « Ce n’était pas un match en claquettes », a-t-il balancé avec justesse, pointant l’exigence permanente à maintenir dans un environnement aussi fluctuant que Marseille.

À noter que cette montée en puissance arrive alors que le PSG surclasse ses adversaires avec brio depuis le début de saison, renforçant la pression sur l’OM, qui devra confirmer dans les semaines à venir. Le Classique à venir s’annonce bouillant, tant la complémentarité du collectif marseillais pourrait poser des problèmes au géant parisien.

Conclusion ? Si Gouiri peine encore à faire trembler les filets, la dynamique collective semble solide, et c’est peut-être là la plus grande victoire tactique de De Zerbi depuis sa prise de poste.

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