La saison 2025-2026 ne fait que commencer et déjà, l’Olympique de Marseille doit prévoir l’avenir avec lucidité. Malgré un mercato estival XXL, qui a vu débarquer des profils expérimentés comme Benjamin Pavard, Nayef Aguerd ou encore Pierre-Emerick Aubameyang, la direction olympienne emmenée par Pablo Longoria et Mehdi Benatia anticipe un hiver compliqué. En ligne de mire : la Coupe d’Afrique des Nations 2026, qui pourrait bouleverser l’équilibre de l’effectif phocéen.
La CAN 2026, un casse-tête à venir pour De Zerbi
Alors que Roberto De Zerbi a insisté, en début de saison, sur l’importance d’avoir un effectif étoffé pour jouer sur tous les tableaux – Ligue 1, Ligue Europa et Coupe de France – un perturbateur inattendu vient changer la donne : la Coupe d’Afrique des Nations 2026. D’après des informations de L’Équipe, deux éléments clés de l’attaque olympienne, Aubameyang (Gabon) et Amine Gouiri (Algérie), devraient être mobilisés par leur sélection respective dès janvier prochain. Résultat : une attaque potentiellement orpheline de ses deux principales armes pendant près d’un mois.
Et dans une Ligue 1 toujours plus compétitive – où chaque point compte pour rester à la hauteur des ambitions européennes (et surtout pour rester devant le rival honni du PSG) – cette absence pourrait coûter cher au club phocéen. Surtout qu’en face, Paris garde tous ses cadres disponibles durant cette période, un avantage non-négligeable dans une Ligue 1 où la moindre baisse de régime se paye cash.
La prudence est donc de mise pour Benatia et Longoria, qui ne veulent pas revivre l’épisode délicat de l’hiver 2024-2025, où l’absence de plusieurs titulaires avait plombé une dynamique pourtant lancée.
Recruter ou miser sur la jeunesse ? Les options à l’étude
Le dilemme est évident pour la cellule sportive : faut-il se jeter sur le marché hivernal ou puiser dans les ressources internes ? Si l’effectif est pléthorique sur le papier, la zone d’ombre reste l’avant-centre. En l’absence de Gouiri et Aubameyang, seul Neal Maupay pourrait faire office de titulaire. Mais le joueur, invisible ces dernières semaines et rayé des feuilles de match, semble en perte de vitesse dans le système De Zerbi.
Une autre option s’appelle Robinio Vaz. Le jeune espoir formé au club impressionne avec la réserve, et certains cadres du staff olympien voient en lui un potentiel capable d’assumer une mission de plusieurs semaines, à condition d’être accompagné. Une intégration accélérée n’est donc pas à exclure, voire recommandée si De Zerbi veut éviter de déséquilibrer tout son plan de jeu en cours de saison.
Pour autant, le marché reste une fenêtre que Marseille pourrait être tenté d’ouvrir, sans pour autant faire de folies. Une cible low-cost, un prêt avec option ou un attaquant libre pourraient parfaitement remplir une mission temporaire. Encore faut-il trouver le bon profil, capable d’entrer dans la rotation sans remettre en question les équilibres du groupe.
Quel impact sur la dynamique de l’OM en Ligue 1 et en Europe ?
Avec cette CAN qui tombe comme un couperet au cœur de la saison, l’OM risque de jouer gros sur les mois de janvier-février 2026. Car au-delà du championnat, où l’objectif de titiller le PSG demeure une priorité absolue, c’est toute la campagne européenne qui pourrait être fragilisée.
Les phases finales de Ligue Europa débutent généralement fin février. Si les retours de la CAN s’accompagnent de fatigue ou de pépins physiques, la qualité et l’intensité du jeu olympien pourraient en souffrir. Et dans une compétition où le niveau s’élève très vite, le moindre relâchement peut être fatal. Inutile de rappeler que la rivalité Paris – Marseille trouve aussi son terrain d’expression sur la scène continentale : difficile pour les supporters de tolérer que Paris aille plus loin que Marseille en Europe une saison de plus.
Il reste encore quelques mois à Longoria et Benatia pour définir leur stratégie face à ce défi. Une chose est sûre : cette CAN 2026 impose à l’état-major phocéen une vision lucide et rapide. En somme, le mercato d’hiver pourrait bien redevenir une nouvelle fois le théâtre d’un OM toujours en mouvement… avec l’espoir de ne pas perdre son rythme au pire moment de la saison.