Alors que l’Olympique de Marseille poursuit sa montée en puissance en ce début de saison 2025-2026, une ombre vient ternir la belle victoire face à Metz (0-3). Roberto De Zerbi, le technicien italien de l’OM, a annoncé la blessure de Robinio Vaz, titularisé pour dynamiser le flanc offensif phocéen. Un coup dur qui pourrait perturber la stabilité tactique trouvée récemment… et que les supporters redoutent à l’approche des grands rendez-vous européens… sans oublier le Classique face au PSG !
Robinio Vaz blessé : quel impact sur le onze de De Zerbi ?
La rencontre face à Metz avait pourtant tout du match référence : une victoire nette (0-3), une domination technique maîtrisée et une belle efficacité offensive. Mais le coach Roberto De Zerbi n’a pas caché sa frustration en conférence de presse, relayée par La Provence : « La seule chose qui m’embête, c’est qu’il se soit blessé. On verra demain. »
Robinio Vaz, titularisé pour faire face à une défense messine à cinq, était censé apporter de la verticalité et de l’impact dans les transitions. Son absence probable complique les plans de De Zerbi, qui devra revoir sa ligne offensive dans les prochaines semaines. Si la gravité de la blessure n’est pas encore confirmée, une indisponibilité prolongée influencerait inévitablement la rotation offensive de l’OM. Un élément non-négligeable, alors que le club va enchainer Ligue 1, Europa League et Coupe de France.
Au-delà du seul impact sportif, cette blessure nous rappelle que dans cette saison exigeante, chaque joueur compte. Et que malgré une profondeur d’effectif renforcée cet été, les remplaçants devront rapidement se mettre au niveau. Cela pourrait ouvrir la porte à des profils plus jeunes ou à des repositionnements surprenants, dans la pure tradition tactique de De Zerbi.
Une dynamique collective renforcée… qui résistera sans Vaz ?
Car si cette blessure inquiète, elle intervient dans un climat général très positif à Marseille. L’OM version 2025-2026 impressionne par son jeu léché, sa discipline tactique et une maturité nouvelle. « On aurait perdu ce match la saison dernière… l’équipe est plus forte », a reconnu De Zerbi. Une déclaration qui illustre bien le virage pris depuis cet été par les Olympiens.
Le succès collectif repose sur plusieurs facteurs : un bloc mieux organisé, une utilisation optimale des pistons offensifs, et une animation centrale plus variée grâce aux talents comme Matt O’Riley. L’international danois, gaucher technique, apporte une fluidité dans les phases de construction et une capacité à perforer depuis l’axe, complétant parfaitement le registre d’Hojbjerg ou de Vermeeren. Et que dire d’Amine Gouiri, enfin buteur, après un début de saison en demi-teinte ? Un déclencheur psychologique fort pour un joueur souvent critiqué pour son irrégularité.
Mais attention, l’absence de Vaz pourrait rompre cet équilibre. Il faudra tester la vraie résistance mentale du groupe, notamment contre Paris. Dans une Ligue 1 où la domination du PSG reste totale, l’OM se devait de prendre tous les points face aux clubs moins bien classés. C’est fait. Mais pourra-t-elle rivaliser dans la durée sans certaines pièces clés ?
Et maintenant ? Enjeux à venir et gestion de groupe
En pleine montée en puissance, l’OM doit désormais gérer plusieurs fronts. Le calendrier s’intensifie avec les matchs de phase de poules d’Europa League, et le Classique contre le PSG prévu début novembre s’annonce déjà capital dans la course au titre. Chaque blessure devient potentiellement décisive.
Roberto De Zerbi devra jongler avec cette problématique en utilisant toute la richesse de son effectif. Le retour prochain de Kondogbia est espéré, tout comme une montée en régime de Gomes, qui pourrait gratter du temps de jeu si O’Riley était redéployé sur un côté. La polyvalence des milieux devra pallier les absences en attaque, notamment si Gouiri ou Ndiaye doivent glisser sur l’aile.
L’apprentissage du très haut niveau collectif passe aussi par cette capacité à encaisser les coups durs et à répondre collectivement. Reste désormais à espérer des nouvelles rassurantes pour Robinio Vaz, car dans la bataille psychologique qui oppose l’OM à son grand rival parisien, chaque détail compte.
Conclusion : une alerte qui rappelle l’exigence du très haut niveau
Si la victoire contre Metz a confirmé les progrès significatifs de l’OM cette saison, elle laisse également entrevoir la fragilité d’un équilibre encore en construction. La blessure de Robinio Vaz est un premier signal d’alarme, dans une saison qui s’annonce longue et impitoyable… surtout face à l’ogre parisien, dont chaque faux pas marseillais peut être fatal dans la course au titre. De Zerbi le sait : à Marseille, il faut rester vigilant, même dans la victoire.