Alors qu’il commençait à entrevoir une place durable dans la rotation de Roberto De Zerbi, Robinio Vaz, jeune talent de l’Olympique de Marseille, voit ses ambitions freinées par une blessure contractée lors de la victoire face à Metz (2-0). Tout juste convoqué avec l’équipe de France U19, l’attaquant marseillais a dû déclarer forfait et retourner prématurément au centre RLD. Retour sur un contretemps qui tombe au plus mauvais moment pour le joueur… et l’OM.
Robinio Vaz : un départ prometteur contrarié par une blessure
Samedi dernier, pour la 7e journée de Ligue 1 2025-2026, Robinio Vaz a été titularisé pour la première fois de la saison face au FC Metz. Une titularisation inattendue mais méritée, tant l’attaquant formé à la Commanderie a impressionné à l’entraînement ces dernières semaines. Ses qualités de percussion, de vitesse et d’audace dans les 1 contre 1 lui ont valu la confiance de Roberto De Zerbi, qui cherchait à bousculer une défense messine venue clairement pour défendre.
Mais l’embellie n’aura duré qu’une heure. À la 61e minute de jeu, Robinio Vaz a été contraint de quitter la pelouse sur blessure. Les premières analyses médicales, bien que rassurantes sur l’absence de blessure structurelle grave, indiquent néanmoins une indisponibilité d’au moins deux semaines. Une période suffisante pour le priver du rassemblement imminent avec l’équipe de France U19, qui affronte la Suisse et les Pays-Bas en match amical.
Pour Roberto De Zerbi, qui table sur l’éclosion progressive de jeunes talents au sein de l’effectif 2025-2026, le coup est dur. En conférence de presse d’après-match, l’entraîneur italien n’a pas caché sa frustration : « La seule chose qui m’embête, c’est qu’il se soit blessé. On verra dimanche ce qu’il en est », a-t-il confié (source : conférence de presse OM, 28 septembre 2025). Alors que le technicien construit patiemment un effectif jeune, polyvalent et réactif face aux échéances multiples (Ligue 1, Coupe de France, Ligue Europa), cette absence s’ajoute à une infirmerie déjà chargée et oblige à revoir certaines rotations offensives.
Une opportunité manquée pour marquer des points… et contrarier les ambitions parisiennes
Au-delà de l’aspect individuel, la blessure de Robinio Vaz représente un manque pour l’OM sur le plan collectif. L’équipe de De Zerbi, ambitieuse cette saison sur tous les tableaux, cherchait à installer une dynamique gagnante avec une alternance équilibrée entre cadres expérimentés (Aubameyang, Harit, Rongier) et jeunes en pleine progression comme Vaz. La montée en puissance de ce dernier aurait pu offrir des alternatives offensives attractives, notamment dans des confrontations à haute intensité, comme le prochain Olympico ou le très attendu classique contre le PSG prévu en novembre.
Dans la perspective de cette rivalité historique avec le club de la capitale, où le moindre détail compte, Marseille pourra difficilement se permettre de se passer d’un joueur aussi percutant – même s’il demeure en apprentissage. Là où Paris peut s’appuyer sur la profondeur et la constance d’un effectif senior renforcé par des stars internationales, l’OM mise davantage sur l’éclosion de talents maison pour rester concurrent au sommet de la Ligue 1. Et dans ce registre, Robinio Vaz représente un profil très ciblé : frais physiquement, audacieux dans ses prises d’initiative, et parfaitement intégré au style de jeu vertical du coach italien.
Quelle feuille de route pour Robinio Vaz et l’OM ?
Dans l’immédiat, tout va dépendre de l’évolution de sa blessure. Le staff médical marseillais ne souhaite pas précipiter son retour, à juste titre, afin d’éviter une rechute préjudiciable. Vaz devrait ainsi manquer les deux premières semaines de la trêve internationale. Une période qui, si elle est bien gérée, pourrait lui permettre de revenir dès la 9e journée de Ligue 1 face à Toulouse, voire pour le début de la phase retour de Ligue Europa.
Côté OM, cette blessure relance aussi la question de la profondeur d’effectif en attaque. De Zerbi pourrait être amené à réintégrer des joueurs comme Vitinha ou élargir la rotation à d’autres jeunes comme François-Régis Mughe. En pleine saison 2025-2026 où les cadences de matchs sont soutenues, notamment en raison de la Ligue Europa et d’un calendrier serré avant l’Euro 2026, chaque blessure compte. Et face à un PSG armé pour tourner tous les trois jours, c’est bien l’optimisation des ressources qui fera la différence.