Depuis plusieurs mois, la rumeur d’une vente de l’Olympique de Marseille agite les travées du Vélodrome et alimente les débats chez les supporters comme dans les médias. Ce vendredi, Frank McCourt a effectivement conclu une vente… mais pas celle attendue par les fans. L’homme d’affaires américain a finalisé la cession de la majorité de sa société financière MGG Investment Group. Alors, début d’un désengagement ou simple réajustement stratégique ? Décryptage.
MGG Investment Group cédée à Generali : une opération majeure, mais pas sportive
McCourt, président propriétaire de l’OM depuis 2016, vient de tourner une page importante de son histoire entrepreneuriale. Selon La Provence, il a vendu la majorité des parts de MGG Investment Group, sa structure spécialisée dans le crédit privé, à Generali Investments via sa filiale américaine Conning. Fondée en 2014 avec Kevin Griffin, MGG gérait plus de 6,6 milliards de dollars d’actifs au moment de la vente.
Une opération d’envergure qui atteste de la solidité financière de McCourt, et qui s’inscrit dans une stratégie plus large de recentrage de ses activités économiques autour du projet Liberty, son ambitieuse initiative visant à refonder en profondeur l’architecture d’Internet.
À ce stade, il s’agit donc d’un mouvement tactique classique d’un entrepreneur aux multiples casquettes, et non du fameux « grand soir » tant redouté (ou espéré) par certains supporters. Le club phocéen n’est pas à vendre, du moins pas pour l’instant.
Quelle lecture pour l’OM en 2025-2026 ? Continuité ou départ en préparation ?
Malgré cette annonce, les observateurs avertis se demandent si cette cession ne pourrait pas être le prélude à une réflexion plus profonde concernant l’avenir de l’OM. Depuis la montée en puissance d’intérêts saoudiens autours de clubs européens de premier plan (Newcastle United en Premier League, Almeria en Espagne, et les rumeurs persistantes sur une offre saoudienne pour Marseille), le nom de McCourt est régulièrement cité dans les hypothèses de vente.
Mais pour l’heure, l’investisseur américain reste fidèle à son message : non, l’OM n’est pas à vendre. Dans toutes ses communications récentes, il martèle son attachement au club, à la ville et au projet sportif.
Et cela se traduit aussi sur le terrain : le recrutement 2025-2026, bien que prudent, continue dans la logique amorcée ces deux dernières saisons sous Pablo Longoria. La stabilité au niveau de la direction sportive est, à ce jour, un signal fort de la continuité voulue par McCourt. Il reste à voir si ces engagements se traduiront par des ambitions rehaussées en Ligue 1 et en coupes européennes.
Rivalité OM-PSG : Un projet différent mais toujours concurrentiel
Dans l’ombre du mastodonte qatari parisien, McCourt cherche une voie d’existence alternative pour l’OM. Contrairement au PSG, adossé à une puissance financière publique avec QSI, le club phocéen mise sur une croissance plus organique, une politique de trading de joueurs intelligente et une montée progressive des structures (centre de formation, développement commercial, etc.).
La saison 2025-2026 pourrait bien représenter un carrefour stratégique : d’un côté, un PSG version Luis Enrique ou son successeur en quête de reconquête européenne ; de l’autre, un OM qui veut maintenir son rang dans le top 3 de Ligue 1 et viser plus haut en Ligue Europa. Dans ce duel à distance, chaque mouvement économique de McCourt est scruté comme un possible levier de croissance ou un signal de désengagement.
Mais pour l’instant, que les supporters olympiens et parisiens se rassurent : la rivalité reste intacte. Et McCourt tient toujours la barre.