OM : De Zerbi sourit, la trêve internationale tourne à l’avantage marseillais

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Alors que la trêve internationale est souvent synonyme de stress pour les entraîneurs de Ligue 1, Roberto De Zerbi peut exceptionnellement souffler. À l’OM, l’interruption des compétitions nationales a pris des airs de bénédiction. Entre forfaits bénins, suspensions bienvenues et rotations intelligentes, le technicien italien bénéficie d’une conjoncture inespérée pour ménager ses cadres avant une période automnale surchargée.

Une trêve providentielle pour l’OM

Ainsi, contrairement au Paris Saint-Germain, dont plusieurs titulaires (Mbappé, Hakimi, Vitinha…) ont dû enchaîner les minutes sous les couleurs de leurs sélections respectives, l’OM a vu une grande part de son ossature titulaire épargnée ou préservée. Un avantage stratégique non négligeable dans la course à la Ligue des Champions 2025-2026, où chaque détail compte.

À commencer par Nayef Aguerd. Le défenseur central, victime d’un virus sans gravité, a manqué le premier match du Maroc. Une absence légère médicalement, mais précieuse sportivement, tant le Marocain avait enchaîné les matchs avec l’OM. Même logique pour Matt O’Riley, resté sur le banc du Danemark face à la Biélorussie. Résultat : un joueur reposé physiquement et mentalement, prêt à affronter le calendrier dantesque qui attend les Olympiens.

Encore plus flagrant, le cas de Pierre-Emile Højbjerg. Le vice-capitaine marseillais a reçu un carton synonyme de suspension pour le match suivant. Une sanction opportune qui évite une charge supplémentaire au métronome du milieu de terrain phocéen, véritable plaque tournante du jeu de De Zerbi.

Aubameyang et Robinio Vaz aussi épargnés

Autre motif de satisfaction pour Roberto De Zerbi, l’exclusion de Pierre-Emerick Aubameyang lors du dernier match du Gabon. Contraint de rester sur le banc pour le prochain rendez-vous, le buteur est toutefois resté auprès de ses coéquipiers, préservant le lien avec sa sélection tout en économisant des forces. Une pause bienvenue pour l’attaquant de 36 ans, encore précieux cette saison avec 6 buts en 9 matchs de Ligue 1.

Quant au jeune Robinio Vaz, sorti sur blessure contre Metz, il a logiquement décliné l’appel des U19 français pour soigner à Marseille une blessure musculaire légère. Son cas sera suivi dans les prochains jours, mais son absence à l’international permet également une évaluation plus précise par le staff olympien, dans un contexte maîtrisé.

Un calendrier infernal en ligne de mire

Cet alignement favorable des planètes tombe à point nommé pour l’OM. Le mois d’octobre s’annonce bouillant, avec pas moins de sept matchs en 21 jours, toutes compétitions confondues. Ligue 1, Ligue Europa et Coupe de France rythment un calendrier musclé, où les organismes seront mis à rude épreuve. Loin d’un PSG qui devra gérer les retours de ses stars sur-sollicitées, Marseille avance avec un effectif presque au complet, frais mentalement et physiquement.

Cette situation pourrait même offrir un atout psychologique dans la course au haut de tableau. En limitant l’usure, De Zerbi garde ses cartes en main pour mieux gérer les rotations et maintenir une intensité optimale, fidèle à son projet de jeu exigeant. Rappelons que l’OM vise non seulement le podium de Ligue 1, mais également un parcours profond en Ligue Europa, où le club brigue une qualification directe pour la C1.

Conclusion : un petit miracle à la Commanderie

En football, la chance sourit souvent aux équipes bien préparées. Et dans ce cas précis, c’est aussi l’intelligence collective du staff marseillais qui est à saluer. En veillant sur ses cadres, en anticipant les coups durs et en s’appuyant sur la communication avec les sélections, le club phocéen a parfaitement négocié cette parenthèse internationale. Un contre-exemple pour des clubs comme le PSG, dont la gestion des internationaux reste un défi permanent.

« Les bonnes nouvelles s’accumulent. Dans cette période, on ne peut pas faire la fine bouche ! », glisse-t-on du côté de la Commanderie (source : La Provence). Une vérité qui pourrait peser lourd à l’heure des bilans de la saison 2025-2026.

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