Philippe Mexès : ce rêve brisé de jouer pour l’OM malgré l’appel de Deschamps

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Il en rêvait depuis l’enfance, mais il ne l’a jamais vécu. Philippe Mexès, ex-international français et ex-défenseur du Milan AC, n’a jamais porté le maillot de l’Olympique de Marseille. Un regret qu’il assume avec émotion en 2025, bien des années après la fin de sa carrière.

Mexès, un enfant de Marseille de cœur… mais pas de terrain

Dans le podcast Kampo animé par Smaïl Bouabdellah, Philippe Mexès est revenu avec sincérité sur sa relation particulière avec l’OM. Originaire de Toulouse mais bercé par les exploits de l’équipe phocéenne des années 90, Mexès avoue : « Moi, c’était Marseille. Moi, c’était Cantona… Waddle, Papin… des artistes. » Une admiration sincère, presque enfantine, qui révèle tout l’impact qu’a pu avoir l’OM sur des générations de footballeurs français, jeunes comme confirmés.

Le club phocéen règne encore aujourd’hui dans l’imaginaire collectif des supporters… et même de ceux qui ont défendu d’autres couleurs. Le défenseur, connu pour sa technique remarquable et sa combativité, a pourtant évolué à l’AJ Auxerre, la Roma ou encore le Milan AC – sans jamais pouvoir arborer la tunique bleu et blanc du Vélodrome. « Regret éternel », dit-on souvent pour ces histoires de cœur jamais consommées… et Mexès en est un bel exemple.

Des contacts réels avec l’OM… et Deschamps en personne

Ce rêve aurait bien pu devenir réalité. Au micro du podcast, Mexès révèle que Didier Deschamps, alors entraîneur de l’OM, l’avait approché : « Deschamps était venu. Il y avait Jérémy Ménez dans la chambre… Didier s’était intéressé. Il voulait savoir si je voulais venir à Marseille. » Une scène presque anecdotique, mais qui montre que le club olympien comptait bel et bien sur le Toulousain. Pourquoi cela n’a-t-il pas abouti ? Ni l’ancien joueur ni l’OM ne semblent s’être retrouvés sur le moment idéal.

À cette époque, l’OM construisait une équipe ambitieuse autour de joueurs comme Mandanda, Valbuena ou encore Gignac. L’arrivée d’un Mexès, solide en défense centrale, aurait pu constituer un renfort de poids pour rivaliser avec le Paris Saint-Germain, déjà en pleine ascension après l’arrivée des Qataris. Le duel PSG-OM aurait pris une tout autre tournure avec l’expérience continentale et le charisme d’un Mexès version 2010.

L’héritage d’une occasion manquée et un message pour les jeunes joueurs

En 2025, alors que l’OM entame une nouvelle saison en quête de stabilité avec Roberto De Zerbi sur le banc, ce témoignage de Mexès vaut plus qu’une anecdote nostalgique. Il incarne les rêves et les regrets que peut générer un club comme l’OM. Si l’ancien Bleu dit assumer son parcours, il admet sans détour ce vide : « Je n’ai jamais joué à l’OM. Je regrette un petit peu ça. »

Ce type de confession rappelle combien le projet sportif et la vision du club sont cruciaux pour attirer voire retenir certains talents, même ceux qui partagent un attachement émotionnel fort. À l’heure où l’OM lutte pour exister sur la scène européenne face à un PSG qui s’est imposé comme la superpuissance du football hexagonal, ces petits détails du passé peuvent devenir de précieuses leçons.

Pour un club en quête de reconquête du sommet de la Ligue 1 et d’une place durable en Ligue des Champions 2025-2026, conserver cette aura auprès des jeunes générations et d’ex-stars comme Mexès est indispensable. Ce sont eux qui véhiculent la légende et alimentent l’attractivité du club. Et si les regrets de Mexès devenaient la motivation d’un futur crack à ne pas passer à côté de son rêve phocéen ?

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