L’OM transforme Marseille avec son projet « Capitale du Foot » : bien plus qu’un club

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

À l’heure où la rivalité entre l’OM et le PSG dépasse largement les terrains, l’Olympique de Marseille prouve qu’il joue aussi dans une autre cour : celle de l’impact social. Le club phocéen ne se contente pas de viser les sommets en Ligue 1 ou en Ligue des Champions. Il agit aussi sur le terrain, au sens propre, avec son ambitieux programme « Capitale du Foot », lancé en 2023 et plus actif que jamais en cette saison 2025-2026.

Un projet social ancré dans l’ADN du club

Au cœur de Marseille, le football est bien plus qu’un sport. C’est un vecteur de lien, de rassemblement et, parfois, de reconstruction. C’est sur cette base que Pablo Longoria, président visionnaire de l’OM, a initié « Capitale du Foot ». Ce programme vise à réhabiliter des terrains abîmés et oubliés, en les transformant en véritables lieux de vie, ouverts à tous, sans distinction.

Depuis le lancement du projet, trois sites iconiques ont été rénovés avec succès : la Place de la Major, le stade Julien-Baudon (quartier Vauban) et le city-stade de la Friche la Belle-de-Mai. Deux nouveaux espaces – dont un à Peyssonnel, dans le 3e arrondissement – seront livrés d’ici la fin de l’année 2025. À chaque inauguration, Longoria est présent, soulignant l’importance de ces lieux dans l’écosystème marseillais.

« On veut ramener le foot là où il a commencé », a confié Pablo Longoria lors d’une visite à la Friche, selon le site officiel de l’OM. « C’est une responsabilité pour un club comme le nôtre d’être un vrai acteur de la ville. »

Une collaboration au service de la cohésion sociale

Le programme « Capitale du Foot » s’inscrit dans l’initiative plus large appelée Treizième Homme, l’organe social de l’OM qui œuvre pour l’inclusion, l’éducation et l’environnement. Rien qu’en 2024-2025, plus de 16 500 jeunes ont bénéficié des actions menées dans ce cadre – entre stages, animations éducatives et événements communautaires.

Chaque projet est co-construit avec des acteurs locaux, un signe fort de la volonté de créer un écosystème durable. Parmi eux, la Fondation CMA CGM, INTERSPORT France ou encore l’artiste JuL, fervent supporter du club et parrain du terrain de Vauban. Le collectif artistique We Are Etendart a aussi contribué à transformer ces surfaces urbaines en terrains vivants, colorés et chargés de valeurs.

Une réponse pragmatique aux besoins des quartiers

Dans une ville où les équipements sportifs publics peinent à suivre les besoins des quartiers populaires, l’action de l’OM est perçue comme une bouffée d’oxygène. Réduire les inégalités d’accès au sport à Marseille revient aussi à solidifier le tissu social de la ville.

L’impact dépasse le cadre local. Dans un pays où les tensions sociales explosent parfois sur fond d’abandon et de relégation, voir un club de football endosser une telle mission envoie un message fort. Et nul doute que le PSG, souvent qualifié de club business, scrute ce genre d’initiative avec attention, lui qui peine encore à tisser un lien similaire avec les quartiers parisiens.

Un levier d’image et de rayonnement pour l’OM

Sur le plan stratégique, ce projet bénéficie également à l’image du club. Alors que l’OM ambitionne de s’imposer à nouveau sur la scène européenne – avec une saison 2025-2026 placée sous le signe du redressement social et sportif avec Roberto De Zerbi à sa tête – « Capitale du Foot » offre au club une identité forte : celle d’un géant aux racines populaires profondément assumées.

Alors que le PSG mise sur la puissance financière, l’OM cultive la proximité. Deux visions radicalement opposées d’un même sport, mais qui alimentent une rivalité toujours aussi intense, sur et hors du terrain.

Conclusion : Avec « Capitale du Foot », l’Olympique de Marseille confirme qu’il ne veut pas seulement briller en Ligue 1, mais aussi s’imposer comme un club modèle, enraciné dans sa ville. Une démarche inspirante qui pourrait bien donner des idées… jusqu’à Paris.

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