L’OM chute à Lens au terme d’un match tendu qui coûte cher au classement. Un CSC de Benjamin Pavard fait basculer la rencontre… et le leadership de la Ligue 1.
Un début prometteur rapidement terni
Dans cette neuvième journée de Ligue 1, l’affiche entre le RC Lens et l’Olympique de Marseille avait tout d’un tournant. Marseille, ambitieux cette saison 2025-2026 sous les ordres de Roberto De Zerbi, voulait rebondir après sa défaite contre le Sporting CP en Ligue Europa. Mieux encore, une victoire pouvait permettre à l’OM de conserver son avance sur le Paris Saint-Germain au sommet du championnat. Mais au stade Bollaert-Delelis, c’est une autre histoire qui s’est écrite — celle d’un match à haute intensité, conclu par une défaite 2-1 qui relance totalement la course au titre.
Les Phocéens avaient pourtant démarré tambour battant. Tim Weah, rayonnant sur son couloir, sert un caviar à Mason Greenwood. L’international anglais envoie une merveille d’enroulé (15′), son 7e but de la saison en championnat. L’OM domine, étouffe même parfois les Lensois dans l’entrejeu, bien aidé par le volume de jeu de Paixao et les éclairs techniques de Thauvin.
Mais les hommes de Franck Haise ne se laissent pas submerger. Sur une action controversée, Edouard est d’abord averti pour simulation. La VAR intervient, et finalement, penalty accordé : Edouard transforme d’une panenka glaciale. Ce tournant psychologique fait mal aux Marseillais, désorganisés durant la fin du premier acte malgré quelques tentatives vaines vers l’avant.
Un CSC rageant de Pavard, et un PSG qui en profite
Le second acte reprend sur un tempo tout aussi élevé. Marseille fait le jeu, Greenwood encore lui est dangereux, mais la réussite le fuit. À l’inverse, Lens convertit sa première grosse opportunité après la pause. Sur un corner anodin de Thomasson, Benjamin Pavard, pressé par le marquage, dévie le ballon dans ses propres filets — une action aussi malheureuse que décisive.
Aubameyang et Paixao tentent bien de se montrer décisifs, et les entrées de Höjbjerg, Nadir et Gomes apportent un peu plus de liant offensif. En vain. Risser, dans les cages lensoises, réalise une prestation héroïque. L’OM pousse, mais manque cruellement d’efficacité dans le dernier geste, à l’image d’une reprise hors cadre de Greenwood dans les arrêts de jeu.
Avec cette défaite, les Phocéens reculent au classement et laissent le PSG reprendre les commandes de la Ligue 1. Une piqûre de rappel qui intervient au plus mauvais moment, à huit jours d’un Classique bouillant prévu au Vélodrome. Le club de la capitale, facile vainqueur du Havre ce week-end, en profite pour envoyer un message clair : le trône ne restera pas vacant longtemps.
Des enseignements clairs pour De Zerbi
Roberto De Zerbi va devoir tirer des leçons de ce revers. Si individuellement, l’attaque marseillaise continue d’impressionner — notamment Greenwood (7 buts) et Weah, tranchant — le bloc équipe semble déséquilibré dans les moments clés. Le milieu manque parfois de maîtrise dès que l’adversaire hausse le ton, et la défense, pourtant renforcée par Pavard, paie parfois la moindre approximation au prix fort.
Face à un PSG bien plus expérimenté et ultra-efficace, de tels détails peuvent faire la différence dans la conquête du titre. Et avec une campagne européenne exigeante qui s’annonce, l’OM va devoir trouver rapidement un équilibre entre ambition offensive et rigueur défensive.
Ce revers n’est pas catastrophique, mais il fait mal dans une saison où chaque point comptera. Et dans une Ligue 1 où le duel PSG-OM s’annonce plus intense que jamais, tout faux pas peut être lourd de conséquences.