OM : De Zerbi encense Stéphanie Frappart après une défaite frustrante à Lens

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’Olympique de Marseille traverse une zone de turbulences. Battu mercredi dernier sur le fil face au Sporting Portugal en Ligue des Champions, le club phocéen s’est à nouveau incliné ce week-end à Lens (2-1) dans un match où les erreurs individuelles ont encore pesé lourd. Et pourtant, malgré la frustration, Roberto De Zerbi a surpris tout le monde… en saluant la performance de Stéphanie Frappart, l’arbitre de la rencontre.

Un contexte tendu pour l’OM : entre fatigue et fébrilité défensive

À peine quatre jours après une défaite au goût amer à Lisbonne (2-1), où Emerson a été expulsé pour une simulation douteuse dans la surface adverse, l’OM devait relever la tête en Ligue 1 face à un RC Lens solide et bien organisé. Mais une nouvelle fois, les Marseillais ont craqué, plombés par deux erreurs de Benjamin Pavard : d’abord un penalty concédé en première mi-temps, ensuite un malheureux but contre son camp après la pause.

Malgré ces fautes lourdes de conséquence, Roberto De Zerbi n’a pas accablé son défenseur. Bien au contraire. « Les deux défaites ne peuvent pas s’expliquer par les deux prestations de Pavard », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par Onze Mondial.

Plus étonnant encore, alors que les décisions arbitrales suscitent parfois des polémiques dans les matchs engagés comme un Lens – OM, le technicien italien a tenu à saluer la direction du jeu assurée par Stéphanie Frappart : « Je suis sûr qu’il a commis une faute, Mme Frappart est pour moi la meilleure arbitre de Ligue 1. » Une reconnaissance rare dans un climat généralement tendu entre entraîneurs et arbitres.

Stéphanie Frappart, figure d’autorité respectée… même à Marseille

Ce n’est pas la première fois que Stéphanie Frappart fait l’unanimité sur une grande affiche de Ligue 1. Première femme à arbitrer en Ligue 1 en 2019, internationalement reconnue pour ses prestations en Ligue des Champions et lors de la Coupe du monde, elle s’est imposée comme une référence dans l’arbitrage européen.

Roberto De Zerbi, réputé pour son tempérament volcanique, n’a pas toujours entretenu des relations apaisées avec le corps arbitral. Sa sortie médiatique post-Lens peut donc être interprétée comme un signe de maturité et d’apaisement à un moment charnière de la saison.

Pour rappel, l’OM est encore en lice dans trois compétitions majeures : Ligue 1, Ligue des Champions et Coupe de France. Dans ce contexte, un coach qui fait bloc et protège ses joueurs tout en valorisant le corps arbitral envoie un signal fort, aussi bien à son groupe qu’à l’environnement du football français.

Cette déclaration intervient également alors que la pression médiatique autour de l’OM enfle. La défaite contre Lens a accentué le malaise d’un effectif en manque de repères défensifs, à l’image d’un Pavard qui cristallise les critiques. À ce titre, le geste de De Zerbi peut aussi s’analyser comme une tentative d’alléger la pression sur ses cadres.

Un contraste saisissant avec l’approche du PSG…

À y regarder de plus près, l’attitude de De Zerbi tranche avec celle adoptée par certains entraîneurs du PSG ces dernières saisons. Si les Parisiens se montrent exigeants envers le corps arbitral, ils manquent souvent d’élégance dans leurs déclarations officielles. L’ancien coach de Brighton, lui, a su faire preuve de lucidité et d’élégance, malgré les revers. Une approche qui tranche avec la paranoïa ambiante dans les clubs visant le titre.

Alors que la Ligue 1 version 2025-2026 s’annonce plus dense que jamais, avec des équipes comme Lille, Lens, l’OM et le PSG concentrées dans un mouchoir de poche, chaque mot, chaque geste compte. En affichant son respect pour Frappart, De Zerbi montre qu’il ne place pas la polémique avant la performance. Une posture que les supporters – y compris les plus sceptiques – pourraient bien finir par apprécier.

Et si ce virage comportemental en disait plus long qu’il n’y paraît ? Car au-delà du calme apparent, c’est peut-être là que l’OM entre réellement dans la maturité de son projet version 2025-2026. Face à un PSG toujours plus dominateur sur le plan structurel, les Olympiens doivent répondre avec cohérence, solidarité… et intelligence.

La suite ? Un déplacement périlleux à Rennes suivi d’une réception du Shakhtar Donetsk en C1. Nul doute que Roberto De Zerbi saura, encore une fois, faire parler de lui.

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