OM : De Zerbi sous pression après les critiques de Dugarry et un début de saison poussif

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

À l’Olympique de Marseille, les premiers vents contraires de la saison 2025-2026 se lèvent. Après une défaite amère en Ligue des champions face au Sporting Lisbonne, l’OM s’est de nouveau incliné en Ligue 1 contre Lens. Deux revers en quelques jours qui n’ont pas échappé à Christophe Dugarry, toujours prompt à allumer ce qu’il considère comme un manque d’exigence au sein du club phocéen – en particulier chez Roberto De Zerbi, l’entraîneur italien arrivé cet été avec la promesse d’un jeu flamboyant.

Un projet De Zerbi déjà sous le feu des critiques

Recruté avec étiquette de tacticien talentueux et adepte d’un jeu de possession léché, Roberto De Zerbi ne rencontre pour l’instant pas l’adhésion de tous. Parmi ses plus farouches détracteurs figure Christophe Dugarry, champion du monde 1998, désormais consultant pour RMC. L’ancien attaquant a vivement critiqué la performance olympienne face à Lens comme la gestion des matchs européens, s’interrogeant sur le projet global de l’OM.

« Ce sont peut-être les meilleures 20 minutes, mais ce n’est pas suffisant pour gagner un match », explique Dugarry sur Rothen s’enflamme (RMC). Il pointe du doigt une absence d’inspiration tactique, des changements en cours de match peu efficaces, et surtout une dynamique collective en panne. L’OM, qui espérait se rapprocher du sommet de la Ligue 1 et rêvait d’un printemps européen, piétine déjà avec cinq défaites en douze matchs toutes compétitions confondues.

Un effectif en difficulté physique et mentale

Au-delà de l’aspect tactique, Dugarry soulève un point essentiel : la fragilité physique de l’effectif. Après seulement quelques semaines de compétition, les premiers signes d’essoufflement apparaissent. Un constat inquiétant, notamment si l’on compare la capacité d’endurance et la profondeur de banc de l’effectif parisien. Le PSG, rival éternel de l’OM, gère pour l’instant parfaitement l’enchaînement des compétitions avec une rotation d’effectif bien huilée – un modèle que Marseille peine à imiter.

Les changements opérés par De Zerbi n’ont pas l’effet escompté. Face à Lisbonne comme face à Lens, l’équipe semble se désorganiser à mesure que les changements se succèdent. Peu de verticalité, manque de percussion, transitions lentes : les maux sont nombreux dans le jeu marseillais actuel. Pour un technicien prônant la fluidité et l’intensité, le contraste est saisissant.

Des enjeux importants à court et moyen terme

Le calendrier ne laissera que peu de place à l’erreur pour De Zerbi. Avec la Ligue 1, une campagne européenne déjà compromise, et une Coupe de France à ne pas négliger, l’OM joue gros. Un échec prématuré en Ligue des champions pèserait lourd sur la crédibilité du staff et aurait un impact financier non négligeable sur un club déjà contraint par certains équilibres économiques.

La rivalité OM – PSG pourrait, comme souvent, intensifier la pression. Le Paris Saint-Germain, leader solide et quasi intouchable depuis le début de l’exercice, est encore loin devant l’OM en termes de stabilité et de résultats. Alors que les supporters espéraient une saison ambitieuse de leur club face à l’ogre parisien, ce début d’automne marseillais ressemble plutôt à une inquiétante stagnation.

Le rôle de Medhi Benatia, directeur sportif, est également scruté. Ancien défenseur de la Juventus et du Bayern, il reste confiant en De Zerbi, mais la patience populaire pourrait s’amenuiser si les résultats ne suivent pas. Et à Marseille, rare sont les entraîneurs qui survivent à une dynamique négative démarrée dès l’automne.

Conclusion : De Zerbi au pied du Muraille

À ce stade, le projet De Zerbi reste un pari. Un pari à rebours d’un PSG qui capitalise sur la continuité autour de Luis Enrique. Pour l’OM, il est urgent de retrouver une dynamique, de canaliser les critiques et surtout de répondre par le jeu – ce terrain sur lequel les Marseillais veulent bâtir leur identité. De Zerbi, encensé pour ses idées en Serie A et en Premier League, doit désormais prouver qu’il peut les transposer à l’exigeante ferveur du Vélodrome.

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