Après trois rencontres sans la moindre victoire en Ligue 1, l’Olympique de Marseille a su renouer avec le succès en s’imposant 1-0 sur la pelouse d’un courageux AJ Auxerre. Une victoire âprement disputée, marquée par l’expulsion de Garcia et surtout les parades XXL d’un Gerónimo Rulli en état de grâce. Retour sur un match tendu, symbole d’une équipe marseillaise toujours en quête de constance en cette saison 2025-2026.
Rulli, mur argentin et sauveur marseillais
Si la lumière est venue d’Angel Gomes à la 30e minute, la véritable star du soir s’appelle Gerónimo Rulli. Le portier argentin, souvent décrié pour son irrégularité depuis son arrivée à l’OM à l’été 2024, a sorti le grand jeu face à Auxerre. Dès les premières minutes, il a été sollicité par Sinayoko puis Mensah, envoyant un signal clair : sans lui, les Marseillais auraient pu sombrer.
Interventions au sol, claquettes aériennes, arrêts réflexes… Rulli a répondu présent sur toutes les tentatives auxerroises, notamment celles d’Osman et Coulibaly en seconde période. Une prestation qui rappelle à quel point un grand gardien peut faire la différence dans ce type de rencontre, surtout lorsque son équipe évolue à dix pendant plus de 25 minutes.
Pour rappeler l’importance de ce type de performance, il suffit de se remémorer certains classiques OM – PSG, où les parades décisives ont souvent changé le cours d’un match. Dans le contexte actuel où le PSG caracole toujours en tête du championnat, chaque point gratté dans la douleur est une étape de plus pour les Marseillais dans leur quête européenne.
Un match crispant, marqué par l’expulsion de Garcia
L’OM pensait avoir fait le plus dur en ouvrant le score grâce à Angel Gomes, opportuniste sur une remise hasardeuse de Léon à la 30e minute. Mais la soirée allait se compliquer. Déjà bousculés dans les duels et en manque de maîtrise collective, les Olympiens ont vu leur latéral droit Garcia être expulsé à la 65e minute pour une faute jugée sévère par certains observateurs, mais validée par la VAR.
Cette exclusion a transformé une gestion déjà difficile en une défense tous azimuts. Du bloc médian, Marseille est passé en mode citadelle, avec Pavard et Højbjerg en soldats de l’ombre pour protéger la forteresse gardée par un Rulli impérial.
Auxerre, qui avait battu deux fois l’OM en 2024-2025, a redoublé de pressing, pensant faire plier un adversaire amoindri. Et pourtant, malgré les centres à répétition et l’entrée d’éléments offensifs auxerrois, Marseille a tenu bon. En fin de match, l’expulsion de Diomandé (Auxerre) est venue équilibrer les débats numériquement, mais la délivrance est surtout venue du coup de sifflet final.
Une victoire aux tripes qui relance l’OM
Le succès à Auxerre permet à l’OM de remonter temporairement à la cinquième place, derrière le quatuor PSG, Monaco, Rennes et Lyon. Un répit bienvenu après une disette de trois matchs. Mais au-delà du classement, c’est la réaction mentale de l’équipe qui est à saluer. Ce genre de match, gagné dans la douleur, forge une dynamique, un esprit. Et peut servir d’électrochoc positif dans une saison exigeante où l’OM dispute également la Ligue Europa.
Face à un PSG stable et toujours ultra-efficace, l’OM se sait contraint à l’excellence pour viser plus haut. Une performance comme celle livrée au stade de l’Abbé-Deschamps ne suffira pas tous les week-ends, mais elle rassure sur l’état d’esprit : Marseille n’a pas encore dit son dernier mot dans la course à l’Europe.
Avec un Rulli retrouvé, un Angel Gomes de plus en plus décisif, et un collectif qui tient même dans l’adversité, l’OM 2025-2026 a montré à Auxerre qu’il avait encore le feu sacré. Reste désormais à transformer ces coups d’éclats en série.