Pour son déplacement à l’Abbé-Deschamps face à Auxerre lors de la 12e journée de Ligue 1 2025-2026, l’OM a remporté une victoire précieuse (1-0). Mais ce succès n’a pas été sans heurts : Nayef Aguerd, pilier de la défense olympienne, a déclaré forfait à la dernière minute, touché à la hanche lors de l’échauffement. Un coup dur pour Roberto De Zerbi, qui a dû revoir son plan défensif à la hâte.
Aguerd forfait : une surprise d’avant-match qui rebat les cartes
C’est quelques minutes seulement avant le coup d’envoi qu’une information a jeté un froid sur la préparation olympienne : Nayef Aguerd, pourtant annoncé titulaire, ne foulera pas la pelouse. Le Marocain souffre d’un problème à la hanche, une gêne ressentie lors des derniers jours aggravée à l’échauffement, obligeant De Zerbi à le retirer de la feuille de match. 🩺
Lors de la conférence de presse d’après-match, Roberto De Zerbi s’est montré prudent mais rassurant : « Nayef Aguerd avait une gêne depuis quelques jours à la hanche, mais pendant l’échauffement il a eu un souci », a-t-il expliqué (source : conférence de presse OM, 1er novembre 2025). Le coach olympien a dû réagir dans l’urgence, titularisant Emerson Palmieri en défense centrale, alors même que ce dernier était également diminué physiquement.
Une décision audacieuse, mais qui s’est avérée payante. Malgré le manque d’automatismes et une charnière expérimentale, l’OM a su tenir bon, grâce notamment à un Gerónimo Rulli étincelant sur sa ligne et à un collectif solidaire jusqu’au coup de sifflet final.
Quel impact pour la suite ? Une défense sous tension avant les prochaines échéances
La blessure d’Aguerd arrive à un moment charnière. L’OM, actuellement en lutte pour recoller au PSG en tête du classement, ne peut se permettre d’enchaîner les forfaits défensifs à cette période critique de la saison. Face aux échéances européennes et aux affrontements à venir contre Nice puis Rennes, les absences risquent de peser lourd.
Nayef Aguerd, arrivé à Marseille à l’été 2025 en provenance de West Ham, s’est rapidement imposé comme un taulier de la défense olympienne, apportant solidité, relances propres et leadership. Sans lui, l’OM perd un élément stratégique dans le système de De Zerbi, qui accorde une grande importance à la première relance et à la couverture rapide des espaces.
De Zerbi a-t-il les ressources internes pour pallier cette absence ? La titularisation forcée d’Emerson Palmieri pourrait ouvrir d’autres réflexions. Le jeune François-Régis Mughe, voire Leonardo Balerdi s’il retrouve sa forme, pourraient être testés dans cette ligne défensive malmenée par les blessures.
Et pendant ce temps, à Paris, Luis Enrique peut compter sur une charnière Marquinhos – Skriniar en pleine forme. Une profondeur d’effectif qui fait cruellement défaut à l’OM, et qui pourrait peser dans la balance d’ici le Classique retour, prévu fin février 2026.
Les choix forts de De Zerbi salués… mais jusqu’à quand ?
Malgré les aléas du soir, Roberto De Zerbi sort renforcé de ce déplacement à Auxerre. Son OM, diminué mais combatif, a su arracher les trois points grâce à une très belle frappe d’Angel Gomes et un gardien décisif. Le coach italien a salué en conférence de presse la « solidarité du groupe ». Un groupe qui, match après match, démontre son engagement derrière sa nouvelle philosophie de jeu.
Mais cette victoire masque difficilement la fragilité physique du groupe marseillais. Si les blessures s’enchaînent – après Mbemba et Lodi, c’est Aguerd qui rejoint l’infirmerie – l’OM risque de payer très cher en fin de saison cette usure prématurée. Alors que la Ligue des champions reprend dans deux semaines, la gestion des temps de jeu et le retour rapide des titulaires seront cruciaux.
Dans cette course au titre face au PSG ultra-favori, chaque détail compte. Et perdre un joueur clé comme Aguerd dans le money time de novembre pourrait laisser des traces. De Zerbi le sait : pour exister cette saison, l’OM ne pourra pas seulement compter sur les exploits individuels, mais devra gérer son effectif avec une précision d’orfèvre.